Share
Mur de Trump: le Mexique veut des excuses d’Israël «peu acceptables» les explications fournies jusqu’ici par les autorités israéliennes.

Mur de Trump: le Mexique veut des excuses d’Israël «peu acceptables» les explications fournies jusqu’ici par les autorités israéliennes.

Mur de Trump: le Mexique veut des excuses d’Israël «peu acceptables» les explications fournies jusqu’ici par les autorités israéliennes.
Summary:
Le Mexique a demandé des excuses à Israël pour son soutien au mur que le président américain Donald Trump veut construire à sa frontière sud, jugeant «peu acceptables» les explications fournies jusqu'ici par les autorités israéliennes. «Nous attendons une clarification, une rectification. Je crois que des excuses seraient appropriées dans ce cas», a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray, sur la chaîne Televisa.

0%

Le Mexique a demandé des excuses à Israël pour son soutien au mur que le président américain Donald Trump veut construire à sa frontière sud, jugeant «peu acceptables» les explications fournies jusqu’ici par les autorités israéliennes.

«Nous attendons une clarification, une rectification. Je crois que des excuses seraient appropriées dans ce cas», a déclaré le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray, sur la chaîne Televisa.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou avait affiché samedi son soutien au projet de mur de Trump dans un tweet enthousiaste.

«Le président Trump a raison. J’ai construit un mur le long de la frontière sud d’Israël. Cela a stoppé toute l’immigration illégale. Grand succès. Idée formidable», avait-il écrit dans un message se terminant avec les drapeaux israélien et américain côte à côte.

Benyamin Nétanyahou s’est défendu lundi d’avoir blessé les Mexicains en louant l’idée de mur frontalier de Donald Trump, accusant les médias d’avoir lancé une «campagne bolchévique» contre lui. Il a assuré n’avoir fait que répondre à M. Trump qui avait cité en exemple la barrière israélienne avec l’Égypte.

 

«Maintenant (les médias) viennent me dire: «Vous avez blessé le Mexique, vous avez ruiné les relations avec eux. Mais qui a parlé du Mexique ici ? Nous avons de bonnes relations avec eux, et cela va continuer», s’est-il défendu à Jérusalem lors d’une réunion de son parti.

«Les médias gauchistes sont lancés dans une campagne bolchévique de tir à vue, de lavage de cerveau et de calomnie contre moi et ma famille», a-t-il ajouté.

Le mur critiqué par les juifs mexicains

En réaction à son tweet, le ministère mexicain des Affaires étrangères avait exprimé dimanche «sa profonde surprise, sa réprobation et sa déception». Le Comité central de la communauté juive mexicaine avait lui aussi critiqué ce soutien au projet de mur controversé.

Jonathan Peled, ambassadeur d’Israël au Mexique, s’est entretenu lundi avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, Carlos de Icaza.

«Il a été convenu de maintenir le contact pour régler ce différend et maintenir les bonnes relations entre les (deux) États», a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Jonathan Peled s’était efforcé lundi de faire baisser la pression, déclarant sur Radio Formula que les deux situations n’étaient «comparables en aucun point» et qu’Israël avait construit un mur «pour freiner les terribles vagues du terrorisme».

Mais cette explication «nous paraît peu acceptable», a rétorqué M. Videgaray, rappelant que le Mexique avait soutenu Israël dans plusieurs réunions internationales et avait même modifié ses votes à la demande de Tel Aviv.

À la question de savoir si Israël fera ses excuses, Peled s’est contenté de dire qu’il était «en contact avec le gouvernement».

«Un tweet ne devrait pas affecter cette très bonne relation  (…) Je crois qu’avec bonne foi, avec dialogue et avec amitié nous allons surmonter, disons, ce petit sujet», a-t-il ajouté.

Le message de M. Nétanyahou avait été envoyé à l’issue d’une semaine de forte tension diplomatique entre le Mexique et les États-Unis, qui avait abouti à l’annulation d’un voyage prévu à Washington par le président mexicain Enrique Pena Nieto pour y rencontrer son homologue américain.

Donald Trump avait signé mercredi le décret lançant le projet de construction du mur le long des 3200 kilomètres de frontière qui séparent les deux pays et réitéré son intention de le faire financer par le Mexique. AFP

Laisser un commentaire