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LE DISCOURS DE MICHEL AMINE FACE A SA DIASPORA A PARIS LE 4 JUILLET 2015

LE DISCOURS DE MICHEL AMINE FACE A SA DIASPORA A PARIS LE 4 JUILLET 2015

Chers lecteurs, vous qui avez sollicité le discours du président-fondateur de l’UNDP retranscrit par Rocka Rollin LANDOUNG, Directeur de publication Kadéï Vox, le voici mot pour mot. Bonne lecture.

Discours de Paris de Michel Amine Président-fondateur de l’UNDP, candidat à la présidentielle en Centrafrique, le 4 juillet

Le 4 juillet 2015 à Paris, c’est exactement par ces termes que le Président-fondateur de l’UNDP a commencé son allocution après une séance de prière à l’endroit des victimes de la crise en Centrafrique et aussi après 13 minutes d’un documentaire réalisé par l’équipe du candidat à la prochaine élection présidentielle.

Centrafricaines, Centrafricains, Distingués invités,
Mes chers frères, mes chers fidèles, mes chers amis, je souhaite vous remercier vivement de votre présence ici ce jour et du soutien indéfectible que vous me témoignez en toute circonstance.

Je vous remercie chaleureusement de la confiance que vous m’accordez afin d’emporter la conviction du plus grand nombre et de redonner à la RCA la place qu’elle mérite sur le continent africain. Je ne vous décevrai pas, je ne vous trahirai jamais.

Ma tâche n’est pas aisée en ce temps difficile pour notre parti. Je m’engage solennellement devant vous à porter haut nos idées, nos valeurs et nos richesses. Je m’engage solennellement devant vous à mobiliser la chose publique en vue d’assurer la gouvernance en faisant ainsi qu’aux générations futures la paix, la prospérité.

Mes chers frères et sœurs, notre combat sonne le glas dans l’arène de la violence et de la misère. Je souhaite pour Tous, je dis bien pour Tous, l’aveuglement lumière de paix, de justice et de prospérité. Il s’agira pour nous de mener un combat pacifique sans relâche et dans le très strict respect des principes démocratiques.
L’action majeure de notre parti est de restaurer un État de droit. Comme l’avait défini le juriste autrichien Hans Kelsen au début du 20è siècle « la notion de l’État de droit doit correspondre à un État dans lequel des normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve l’unité. Dans ce modèle, chaque règle tire sa validité de sa conformité aux règles supérieures.

L’État de droit suppose le respect de la hiérarchie des normes, légalité devant le droit et l’indépendance de la justice. Mais aussi un État, où tous, nous, citoyens pourrons avoir une confiance à preuve dans l’appareil d’État. Nous disposons à l’heure actuelle de l’arsenal légal juridique propre aux États de droit. Mais force de constater que peu ont eu le courage politique d’y rester fidèles, préférant servir leurs intérêts autres que ceux de la Nation.

En ce qui concerne les richesses de notre pays, nous tous nous savons qu’il en regorge. Elles doivent être la propriété de tous et non plus de quelques magnas. Donner les au travail, à l’intelligence, à l’industrie, au commerce, à la navigation, à l’agriculture, aux sciences, aux arts et représentez-vous le résultat.

Mes chers frères et sœurs, ne désespérons pas. Au contraire, espérons plus que jamais. Ne nous laissons pas effrayer par commotions momentanées où c’est nécessaire peut-être des grands enfantements. Ne soyons pas injustes pour le temps où nous vivons; ne voyons pas notre époque autrement qu’elle l’est. C’est une prodigieuse et admirable époque, après tout le 21e siècle sera, disons le hautement et avec la plus grande part de l’histoire de la RCA.

Nos chantiers sont si vastes qu’il est indispensable de positionner l’appareil d’État comme clef de voûte de chacun d’eux. Notre parti politique s’est assigné des objectifs élevés, mais à mon sens, réalisables. Nous devrons déjouer ces ombres d’injustices en parvenant à mettre en œuvre une révolution verte qui par une agriculture en hauts rendements pour apporter en quelques années l’autosuffisance alimentaire au pays. L’agriculture constitue le secteur clef de notre économie. Elle emploie plus de 75% des actifs et participe à la hauteur de 45% dans la formation du PIB national.
Cependant, les résultats globaux de ces activités demeurent très bas. Cette situation incite à la formation des questions suivantes en quels termes se pose le problème qui bloque le développement de cet important secteur. Comment peut-on y apporter nécessairement les solutions et dans quel axe la recherche peut-elle trouver pour apporter des réponses pertinentes susceptibles de sortir progressivement l’agriculture centrafricaine de l’impasse ?

Nos principales cultures sont le manioc, les bananes, le maïs, le café, le coton et le tabac. Le potentiel de ses sols est estimé à 15 millions d’hectares et il conviendra de revoir la profondeur des règles de la matière. Le nord-ouest et le centre de notre pays représente un bassin agricole important pour les cultures de coton et de canne à sucre.

Toutefois la faiblesse des infrastructures et du soutien à la production reste tellement juste extensive limite très fortement les rendements très inférieurs à ceux de nos pays voisins.
L’enclavement du pays demeure un handicap important auquel nous devons impérativement remédier. En 2013, l’élevage s’appuie sur un cheptel d’environ 15 millions de têtes ; l’exploitation forestière continue contribue largement au PIB avec d’importantes ressources en bois tropicaux. La forêt centrafricaine couvre une superficie de 3 et demie d’hectares.

Dès le début de la colonisation, nous avons exploité l’hévéa, poussant la tête aujourd’hui, les essences sont plus diversifiées. Les moins nobles sont transformées localement par une petite industrie de contre-plaqué tandis que les plus précieuses sont transportées sans transformation sous forme de grume.
Je préconise le développement d’une agriculture reposant notamment sur une coopération avec des pays susceptibles de la rendre plus rationnelle et par conséquent luxuriante. Bien que le pays regorge de ressources naturelles, le développement de notre agriculture n’est toujours pas bien amorcé.

En effet, l’histoire de notre culture est ponctuée de plusieurs faits et pratiques, dont les évènements n’ont pas permis un développement harmonieux et soutenus.

Il y a bien évidemment d’autres enjeux nationaux pour lesquels notre parti attend mobiliser toutes ses forces. Il s’agit notamment de l’éducation et de la santé. Les racines de l’éducation sont amères, mais les fruits sont doux disaient Aristote. En matière de l’éducation, notre pays fait figure de mauvais élève. Pour preuve, moins de 2% du PIB est investi dans le système éducatif. A tous les niveaux, le constat était tant et demande les solutions immédiates, concrètes. Ma devise sur ce sujet, mettre les moyens. Sur la pyramide Maslow, l’éducation est l’un des besoins prioritaires de l’homme après se nourrir, se soigner, se loger et se reproduire en ajoutant ce que dit Barthélémy Boganda, vêtir. L’éducation se pose également comme la condition sinequanone de l’avènement d’une démocratie parfaite en République Centrafricaine et conditionne tout développement à long terme.

L’amélioration des salaires des enseignants, le perfectionnement de leur formation, la construction, la rénovation d’école, l’octroi de matériels scolaires aux enfants défavorisés, l’augmentation du nombre et du montant de bourses, la signature des partenariats avec des universités étrangères ; toutes ces idées sont autant de mesures qui conviendraient de mettre en œuvre pour voir la République Centrafricaine devenir une terre de savoirs et succinctement d’expériences.

En ce qui concerne le système de santé, notre pays est ainsi le théâtre d’une crise humanitaire majeure classé parmi les plus sous-financés et les plus négligés confortablement aux insuffisances de la communauté internationale le pays se trouve désormais dans un État d’urgence médical chronique. Quatre(4) enquêtes de mortalités menées par les médecins sans frontières au cours de ces dix-huit (18) derniers mois dans les préfectures fortement peuplées confirme ce diagnostic, elles relèvent notamment le taux de mortalité brute très élevé qui dépasse bien souvent les seuils d’urgence. Cette surmortalité dans plusieurs localités mais principalement imputable à un taux de prévalence excessive de maladies qu’il est pourtant prévisible et de soigner comme le paludisme.
Les maladies diabétiques pour les infections respiratoires témoignent d’un sous-développement chronique et la faiblesse de notre système de santé, y compris dans les régions les moins exposées à la violence ou aux conflits. Nous devons combattre sans relâche, le paludisme. Le paludisme est endémique en RCA. Chaque habitant du pays est infecté au moins une fois par an. Le paludisme constitue sérieusement la première cause de la mortalité des enfants et le principal problème de santé de santé publique en plus le VIH, la tuberculose, enfin la maladie du sommeil.

Je préconise tout d’abord la médecine de proximité. En effet dans les zones rurales, la distance due au centre de santé, le proche est souvent estimé à 10 km en moyenne. En effet, il est problématique que le personnel qualifié soit fortement concentré dans la capitale. La moitié de professionnels de santé vit de travail à Bangui où réside seulement 10% de la population. Il faut donc encourager l’installation médicale en dehors de la capitale. Les médicaments sont souvent en rupture de stocks dans les structures de santé selon les études réalisées.

Les centres de santé possédaient 55% des médicaments essentiels, les postes de santé 38% et les hôpitaux 47%. Le stock de subventions accordées par le fond de la Banque mondiale à cause de suspicion de corruption et a causé en 2010 et 2011 les pénuries de plusieurs mois de médicaments contre le paludisme, le VIH et la tuberculose.
Médicament de première ligne à l’échelle nationale ; les conséquences ont été graves sur les, patients. De plus, le recouvrement de coûts signifie que les patients doivent souvent se procurer eux-mêmes leurs médicaments de qualité discutable dans le secteur privé auprès de pharmacies privées sans licence ou de vendeurs itinérants ou parcourir de longues distances pour se rendre à une clinique, ce que font de nombreuses personnes vivant avec le VIH à Bangui. Ceci est inacceptable et intolérable.

Enfin, doit à mon sens allouer des ressources plus conséquentes au système de santé. Jusqu’à présent, les dépenses de santé gouvernementales s’élèvent à 7 dollars par habitant Nous devrons tendre vers un système de santé où le patient n’aurait pas à assumer à sa charge exclusive tous les actes médicaux.
Je vais vous assurer à tous ma détermination et mon investissement sans faille pour notre pays.

Désormais le oui de la politique, grande de la politique, frère le voici faire reconnaître toutes les composantes de notre pays tout en restaurant l’unité de notre nation, draguer cette unité par civilisation, par la paix, élargir sans cesse regroupe civilité, donnons le bon exemple au peuple encore barbare, susciter les arbitrages aux batailles.

Enfin essayer de tout faire pour dénoncer la justice de guérillero que l’ancien monde faisait prononcer par la force. Bienvenu dans notre nouveau monde, celui de la conciliation et de la restructuration.

Merci à tous que Dieu nous bénisse et bénisse l’UNDP.

Discours retranscrit par Rocka Rollin LANDOUNG, Directeur de publication Kadéï Vox

 

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