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Pour lutter contre l’exclusion, la Finlande donne son feu vert pour un test d’un revenu de base à 560 euros

Pour lutter contre l’exclusion, la Finlande donne son feu vert pour un test d’un revenu de base à 560 euros

Pour lutter contre l’exclusion, la Finlande donne son feu vert pour un test d’un revenu de base à 560 euros
Summary:
Le Parlement finlandais a donné son feu vert mardi pour tester auprès de 2.000 chômeurs le versement d'un "revenu de base" de 560 euros par mois, allocation qui pourrait être ultérieurement accordée à tout citoyen sans conditions. Le projet faisait partie des promesses électorales du Premier ministre centriste Juha Sipilä, en fonctions depuis mai 2015. Le gouvernement espère ainsi "promouvoir l'emploi" et "réduire la bureaucratie et simplifier le système complexe des aides sociales".

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Pour lutter contre l'exclusion, la Finlande donne son feu vert pour un test d'un revenu de base à 560 euros

Le Parlement finlandais a donné son feu vert mardi pour tester auprès de 2.000 chômeurs le versement d’un “revenu de base” de 560 euros par mois, allocation qui pourrait être ultérieurement accordée à tout citoyen sans conditions.

Le projet faisait partie des promesses électorales du Premier ministre centriste Juha Sipilä, en fonctions depuis mai 2015. Le gouvernement espère ainsi “promouvoir l’emploi” et “réduire la bureaucratie et simplifier le système complexe des aides sociales”.

Il a été adopté à 143 voix pour, 21 contre et 35 abstentions.

Sur deux ans, en 2017 et 2018, l’État comparera la trajectoire de ces 2.000 chômeurs entre 25 et 58 ans, choisis au hasard et contraints de participer à l’expérience, avec celle d’un “groupe-test” de chômeurs touchant environ ce même montant en prestations sociales.

L’objectif est de savoir si, comme le pense le gouvernement, les chômeurs recevant le revenu de base seront plus motivés à trouver un emploi ou à créer une entreprise sachant qu’ils garderont dans ce cas leur revenu de base.

Le revenu de base, parfois appelé allocation universelle, est une réforme radicale qui a ses partisans aussi bien à gauche, chez ceux qui appellent l’État-providence à assurer à tous un niveau de vie décent, que parmi les libéraux, dont certains défendent une remise à plat de la protection sociale.

M. Sipilä, ancien homme d’affaires à la tête d’un gouvernement de centre-droit pro-austérité, est convaincu qu’il inciterait les Finlandais à être plus entreprenants et mobiles, et que la réforme répond aux évolutions du marché du travail, plus instable.

Sans être hostile à l’idée, l’opposition a estimé que le test était d’ampleur trop limitée, dans un pays de 5,5 millions d’habitants, pour livrer des enseignements décisifs.

Une allocation mensuelle de 560 euros ne permet de vivre que très chichement en Finlande, où le revenu net disponible moyen dépasse 2.200 euros par personne et par mois selon l’OCDE. Mais le pays est le premier en Europe à tester la mesure au niveau national.

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