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Première conférence de presse de Trump: ses promesses et menaces

Première conférence de presse de Trump: ses promesses et menaces

 

Durant sa première conférence de presse, Trump reconnaît le piratage russe et menace les entreprises qui délocalisent.

Trump reconnaît le piratage russe
Donald Trump a assuré mercredi à New York que les notes de renseignement faisant état de dossiers russes le compromettant étaient une « chose inventée » par ses adversaires. Si le président Poutine m’apprécie « c’est un atout », a-t-il aussi affirmé, tout en admettant que la Russie était à l’origine du piratage du Parti démocrate pendant la campagne de l’élection présidentielle.

Trump s’en prend à l’industrie pharmaceutique américaine
Le président élu Donald Trump s’en est pris mercredi à l’industrie pharmaceutique américaine, accusée d’être un « désastre » en vendant aux Etats-Unis des médicaments fabriqués à l’étranger et en s’en sortant « indemne ».

« Nous devons faire revenir notre industrie pharmaceutique. Notre industrie pharmaceutique est un désastre », a déclaré le futur président américain lors de sa conférence de presse à New York. « Ils s’en vont de tous les côtés. Ils nous fournissent des médicaments mais ils ne les produisent pas ici, en grande partie », a-t-il ajouté, notant que ce secteur avait « beaucoup de lobbyistes et de pouvoir ». M. Trump a assuré qu’il imposerait de nouvelles conditions d’appels d’offres pour l’industrie pharmaceutique afin de mettre un terme à cette situation. « Nous sommes les plus grands acheteurs de médicaments au monde et nous n’avons pas de bonnes procédures d’appels d’offres », a assuré le président élu, assurant que cette stratégie permettra d’économiser « des milliards de dollars ».

Les entreprises qui délocalisent payeront une « lourde taxe frontalière »
Le futur président, élu sur la promesse de ramener des emplois aux Etats-Unis, s’en est récemment pris à plusieurs grandes entreprises, notamment automobiles, accusées de délocaliser leurs emplois hors des Etats-Unis. Lors de cette conférence de presse, M. Trump a menacé les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois de payer une « lourde taxe frontalière ».

« Si vous pensez que vous allez pouvoir vendre (les produits fabriqués au Mexique) à travers une frontière très très étanche, pas une frontière faible – d’ailleurs on n’a même pas de frontière, c’est une passoire trouée – vous vous trompez. Vous allez payer une très lourde taxe frontalière », a dit le président élu. M. Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, qui s’est par ailleurs félicité des décisions de Ford et Fiat Chrysler d’investir aux Etats-Unis plutôt qu’au Mexique et a appelé General Motors à « suivre » leur exemple.

Le mur frontalier sera remboursé par le Mexique, assure M. Trump
Les contribuables américains financeront le budget de construction du mur frontalier entre les Etats-Unis et le Mexique, mais Mexico remboursera ensuite ce coût, a assuré Trump. « J’aurais pu attendre un an et demi environ que nous finissions nos négociations avec le Mexique, que nous lancerons immédiatement après ma prise de fonction, mais je ne veux pas attendre », a justifié M. Trump au sujet de l’une de ses promesses de campagne les plus emblématiques. AFP

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