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Procès à Dakar : Ça y est c’est fait, l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité

Procès à Dakar : Ça y est c’est fait, l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité

Procès à Dakar : Ça y est c’est fait, l’ancien dictateur tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité
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Jugé depuis l'automne dernier par une cour spéciale à Dakar, l'ancien président était poursuivi pour "crimes de guerre, crimes contre l'humanité et crimes de torture" lorsqu'il était au pouvoir au Tchad entre 1982 et 1990.

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Procès à Dakar : Ça y est c'est fait, l'ancien dictateur tchadien Hissène Habré condamné à perpétuité

Jugé depuis l’automne dernier par une cour spéciale à Dakar, l’ancien président était poursuivi pour « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de torture » lorsqu’il était au pouvoir au Tchad entre 1982 et 1990.

Crimes contre l’humanité, viols, homicides, exécutions sommaires, enlèvements, torture. Le tribunal spécial africain qui juge l’ex-président tchadien Hissène Habré à Dakar pour crimes contre l’humanité a rendu son verdict, ce lundi, au terme d’un procès inédit. L’ancien tyran a été condamné à la prison à vie par la cour des Chambres africaines extraordinaires.

« Des crimes commis de façon ininterrompue pendant huit ans »

Après avoir longuement détaillé les nombreux crimes commis sous son règne, le juge Gustave Kam a insisté sur « l’extrême gravité et l’ampleur » de ces crimes, « commis de façon ininterrompue pendant huit ans ». L’ancien tyran Hissène Habré, a dirigé le Tchad pendant huit ans (1982 -1990) avant d’être renversé par un de ses anciens collaborateurs, l’actuel président Idriss Déby Itno, et de se réfugier au Sénégal en décembre 1990.

40 000 morts

Une commission d’enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous Hissène Habré à quelque 40 000 morts. Des milliers de Tchadiens accusés d’être des opposants ont par ailleurs été torturés et détenus dans des conditions atroces dans les prisons tchadiennes. L’ancien président a par ailleurs reconnu coupable de viols par la cour des Chambres africaines extraordinaires.

 

Arrêté le 30 juin 2013, il était jugé depuis le 20 juillet 2015 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), mises en place en vertu d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine (UA). Hissène Habré, qui récusait ce tribunal, a refusé de s’exprimer ou de se défendre au cours de ce procès. Afp

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