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Promouvoir un tourisme durable.

La source d’Ain Asserdoune est un site touristique qui se meurt. Révolu le temps où ce trésor aquatique attirait des touristes et des visiteurs assoiffés de verdure. Sa belle nature, ses eaux limpides et abondantes, ses forêts luxuriantes…n’ont pas survécu à la destruction impitoyable de l’homme «  moderne » qui ne  cesse de participer à la dégradation de l’environnement. Comment pourrait-on faire d’Ain Asserdoun un paradis terrestre et un site touristique incomparable tout en participant à la protection de l’environnement ? Pourquoi le développement du tourisme à la Source de Ain Asserdoune n’a-t-il pas réalisé les résultats escomptés surtout au niveau de la protection de l’environnement qui est la source de notre vie ?

Les principales causes de la dégradation de l’environnement à Ain Asserdoune :

Dans le dessein de donner naissance à une image authentique des différentes causes qui sont à l’origine de la dégradation de l’environnement à la Source de Ain Asserdoune, nous avons mis en exergue des témoignages des gens qui habitent par exemple à Ain El Ghazi , au quartier Somaa…En plus qu’autres témoignages recueillis auprès des visiteurs et des touristes qui ont l’habitude de visiter chaque année la ville de Beni Mellal et ses contrées touristiques. Qui plus est, notre reportage n’a pas omis de mettre l’accent sur les projets initiés par l’Agence urbaine, le Conseil municipal de la ville de Beni Mellal, le CRT, le CRI et la direction régionale du Ministère du tourisme.

La pollution, de toute sorte, a complétement dégradé Ain Asserdoune. On y trouve des déchets laissés par les marchands ambulants, les visiteurs…De surcroît, cette eau qui était limpide est polluée à cause de l’homme qui ne donne plus aucune importance à l’or bleu « On ne peut plus contrecarrer les comportements de certaines familles qui jettent de la poubelle ou cassent les branches des arbres a Ain asserdoune. En plus de cette anarchie qui participe à la dégradation de l’environnement ici. On est pour le développement du tourisme dans notre ville. Mais on ne tolère plus de voir cette nature qui se meurt… »  dit un jardinier qui travaille à Ain Asserdoune. Et d’ajouter « Il y a plus de 25 ans que je travaille à Ain Asserdoun. Tout a changé malheureusement. Avant, c’était la belle nature, les contrées féériques…Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un mirage. Le développement du tourisme pourrait-il être à l’origine de cette catastrophe écologique ??? ».

La source de Ain Asserdoune est devenue le théâtre d’un commerce informel qui a complétement détruit les rêves de cette nature féerique. Et malgré les interventions des autorités locales en vue de venir à bout de ces commerçants ambulants, le calvaire ne cesse d’empirer et l’environnement s’évapore.

Qui plus est et de source policière, il a été procédé à l’arrestation d’un grand nombre de criminels et de voleurs qui ont semé la panique à Ain Asserdoune.

Avant, certaines familles ne peuvent plus visiter la source de peur qu’elles ne soient agressées par des voleurs. Heureusement, tout ce beau monde est mis hors état de nuire.

La source foisonne aussi de marchands ambulants et de vendeurs de produits alimentaires, de photos …Ainsi, les autorités locales sont tenues d’organiser ce secteur informel qui menace l’environnement de disparition.

Selon des informations recueillies auprès des responsables de la Municipalité de Beni Mellal, de la Direction régionale du tourisme, du Conseil régional du tourisme…Des mesures ont été prises, dans le cadre de l’élaboration d’un projet régional de développement, en vue de faire de tous les sites touristiques, des paradis terrestres.

Les solutions proposées pour participer au développement du tourisme tout en protégeant l’environnement :

Nombreuses étaient les solutions qui avaient été élaborées. Mais  aucun résultat escompté n’a été réalisé. « La meilleure solution est  d’inciter les gens à  changer leurs comportements. Et c’est la raison pour laquelle on doit organiser des campagnes de sensibilisation pour encourager les gens à respecter la nature et à la protéger… » a expliqué un habitant de la région de Beni Mellal.

« De surcroît,  déclare un responsable du CRT, les autorités locales sont tenues de construire un centre d’accueil et d’informations à la source d’Ain Asserdoune et qui se chargera de donner toute information utile aux touristes et aux visiteurs au lieu de les laisser entre les mains des faux guides. Un endroit réservé aux jeux pour les enfants sera d’une grande utilité. Et dans le but de donner aux étrangers une idée sur le patrimoine culturel de Beni Mellal et de sa région, il sera préférable de procéder à la construction d’un centre où l’on peut donner des informations aux touristes sur l’art culinaire de Beni Mellal, ses coutumes, son patrimoine culturel, l’histoire de la source de Ain Asserdoune, l’importance des sites touristiques de la région… »

La société civile doit aussi jouer un rôle non négligeable dans le cadre de la protection de l’environnement et de la promotion du tourisme à Ain Asserdoune par l’organisation de campagnes de sensibilisation en partenariat avec les autorités locales et tous les opérateurs de la société civile concernés. L’accent sera aussi mis sur la présentation d’informations sur les sites touristiques de la région et sur l’importance de la protection de l’environnement.

Tout projet de développement quel qu’il soit doit prendre en considération les propositions de la société civile.

Conformément à la loi organique relative aux régions, qui impose aux conseils régionaux de se doter d’un Plan de Développement régional (PDR) durant la première année de mandat, Beni Mellal Khénifra vient de finaliser sa copie. Avec une enveloppe de 26MMDH, le Conseil de la région compte mettre en place 1590 projets dans le cadre de 13 programmes couvrant tous les secteurs économiques et sociaux.

Au niveau du tourisme l’objectif est clairement affiché par le PDR : repositionner la Région de Beni Mellal Khénifra comme la destination de référence du tourisme vert au Maroc. Cela passe par le renforcement de l’offre d’écotourisme de manière qualitative (Formation des ressources et promotion) et quantitative (capacité d’hébergement et attraction touristique). Ainsi, il s’agit de porter la capacité litière à 7500 contre 5426 actuellement car le PDR ambitionne d’atteindre 160000 touristes à l’horizon 2021 (125000 actuellement) et un nombre de nuitées de 260000 au lieu de 201000 actuellement avec en retour 2MMDH de recettes  contre 1,47MMDH aujourd’hui.

SAID FRIX

MAROC

 

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