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Question de Roger BONGOS, du 20 août 2015, au Quai d’Orsay à Monsieur Laurent FABIUS , Ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères

Question de Roger BONGOS, du 20 août 2015, au Quai d’Orsay à Monsieur Laurent FABIUS , Ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères

Photo Roger BONGOS, au Quai d’Orsay, le 20 août 2015, lors de présentation du rapport sur le tourisme en France.


Question de Roger BONGOS : Vous avez donné quelques chiffres en termes de délivrance des visas. Vous avez évoqué la Chine et également l’Inde. L’Afrique : les rapports qui existent – rapport Védrine, rapport Bockel, également de Jacques Attali – montrent que l’Afrique est l’avenir de la France. En 2050, il y aura 2 milliards d’habitants, on ne voit pas l’Afrique par rapport à cela, parce qu’il y a des investisseurs, des jeunes talentueux qui montent, il y a aussi des gens qui ont un pouvoir d’achat ; comment se fait-il qu’il y a un gros problème pour la délivrance des visas en Afrique ?

Réponse du Ministre : Votre diagnostic est juste. Et c’est un point sur lequel on a beaucoup appelé mon attention au moment où je me suis installé dans cette maison.
Il y a plusieurs sortes de demandeurs de visas bien sûr. Vous avez les visas pour les étudiants, vous avez des visas pour les hommes d’affaires, pour les chercheurs, vous avez des visas économiques au sens large, vous avez des visas pour le tourisme. Et puis tous les pays ne sont pas dans la même catégorie car, bien sûr, il y a des pays avec lesquels nous avons des accords spécifiques.

Le mouvement général que nous allons à coup sûr améliorer c’est la rapidité de délivrance des visas, parce que la remarque nous est souvent faite : quand on regarde les chiffres, en général les visas sont accordés, la proportion d’accord des visas est considérable, mais il y a des procédures qui sont longues, qui sont parfois coûteuses, qui sont même vexatoires. Donc, nous avons pris une série de dispositions qui vont entrer en application petit à petit pour pouvoir délivrer les visas beaucoup plus vite. Et ce sera au bénéfice, comme vous l’avez souligné, à la fois de l’Afrique et de la France.


La semaine prochaine, je réunis la conférence des ambassadeurs, qui s’appelle maintenant la semaine des ambassadeurs, et j’aurai l’occasion d’annoncer toute une série de nouvelles mesures sur l’administration de mon ministère, dans le cadre d’une opération générale que j’appelle MAEDI21 – MAEDI, ce sont les initiales de ce ministère, ministère des affaires étrangères et du développement international – et il y a en particulier des dispositions que nous avons prévus de prendre avec Bernard Cazeneuve – parce que nous faisons cela avec le ministère de l’intérieur – pour les années qui viennent pour faciliter la délivrance des visas.

Et ceci vaut en particulier bien sûr pour l’Afrique, dont je confirme avec vous qu’elle n’est pas simplement notre avenir pour demain et après-demain mais elle est déjà aujourd’hui un continent extraordinaire. Parfois, l’accent est attiré – et on le comprend – sur tel ou tel drame – et il y a des drames et des difficultés – mais il faut, en même temps que ces drames et ces difficultés, voir la potentialité extraordinaire de l’Afrique. Donc, la France veut être aux côtés de ses partenaires africains pour ce développement.

Voir sur le Site du Ministère les autres questions

http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=bafr#Chapitre3

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