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RCA : HRW dénonce l’exécution de 32 civils par un groupe armé

RCA : HRW dénonce l’exécution de 32 civils par un groupe armé

RCA : HRW dénonce l’exécution de 32 civils par un groupe armé
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La révélation de l'ONG internationale intervient après la nomination, mercredi, d’un procureur général de la Cour pénale spéciale. En République centrafricaine (RCA), 32 civils ont été assassinés et d’autres ont été capturés, après des affrontements entre deux groupes rebelles armés dans la province d’Ouaka (Sud), vers la fin de l’année écoulée, a informé Human Rights Watch (HRW), dans un communiqué paru, jeudi, sur son site officiel.

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RCA : HRW dénonce l’exécution de 32 civils par un groupe armé

La révélation de l’ONG internationale intervient après la nomination, mercredi, d’un procureur général de la Cour pénale spéciale. En République centrafricaine (RCA), 32 civils ont été assassinés et d’autres ont été capturés, après des affrontements entre deux groupes rebelles armés dans la province d’Ouaka (Sud), vers la fin de l’année écoulée, a informé Human Rights Watch (HRW), dans un communiqué paru, jeudi, sur son site officiel.

« Un groupe rebelle en République centrafricaine a exécuté 32 civils et capturé d’autres personnes, après des affrontements en décembre 2016 avec un autre groupe rebelle dans la province d’Ouaka », lit-on dans le communiqué de HRW.

Dans un premier temps, des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) ont exécuté 7 mineurs, puis, d’autres combattants relevant du même groupe rebelle ont assassiné 25 personnes qui devaient assister à une réunion dans une école, d’après la même source.

HRW cite comme sources un survivant et huit témoins, dont certains « ont été contraints d’aider à se débarrasser des corps ».

La situation sécuritaire n’a eu de cesse de se dégrader depuis novembre 2016. Se référant à d’autres témoins, HRW souligne, par ailleurs, que les tensions entre l’UPC et le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), un autre groupe rebelle, « se sont rapidement accrues ».

La révélation de l’ONG internationale intervient après la nomination, mercredi, d’un procureur générale de la Cour pénale spéciale. Créée en juin 2015 et constituée de juges et de procureurs nationaux et internationaux, cette institution a pour mission d’enquêter, d’instruire et de juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire », pendant les dernières crises qu’a connues le pays.

La paix reste encore fragile en Centrafrique, un pays qu’un coup d’Etat a fait basculer, en 2013, dans un conflit inter-communautaire qui a fait quelques milliers de morts, selon l’ONU.

Les élections générales de décembre 2015-mars 2016 ont certes doté le pays de nouvelles institutions et contribué à un retour relatif au calme. Elles n’ont pas pu empêcher, pour autant, la résurgence de violences sporadiques.  AA

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