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RCA: Le président de l’UNDP, Amine Michel se démarque de l’hypothétique réconciliation tronquée, biaisée par l’occupation du pays par des éléments subversifs.

RCA: Le président de l’UNDP, Amine Michel se démarque de l’hypothétique réconciliation tronquée, biaisée par l’occupation du pays par des éléments subversifs.

Lorsque la Munisca annonce que les 14 préfectures sur 16 qui comptent, la Centrafrique sont occupées par des groupes armés et que le régime en place ne gèrerait que deux malheureuses préfectures, on ne peut pas avoir les chevilles enflées et prétendre organiser une mise en scène théâtrale qui tromperait tout le monde et créera surcroit,  la confusion dans l’esprit de ceux qui attendent jusqu’à présent, des vraies actions concrètes qui pacifieront le pays en proie à des terribles troubles particulièrement meurtriers.

RCA: Le président de l’UNDP, Amine Michel se démarque de l’hypothétique réconciliation tronquée, biaisée par l’occupation du pays par des éléments subversifs.
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Lorsque la Munisca annonce que les 14 préfectures sur 16 qui comptent, la Centrafrique sont occupées par des groupes armés et que le régime en place ne gèrerait que deux malheureuses préfectures, on ne peut pas avoir les chevilles enflées et prétendre organiser une mise en scène théâtrale qui tromperait tout le monde et créera surcroit,  la confusion dans l’esprit de ceux qui attendent jusqu’à présent, des vraies actions concrètes qui pacifieront le pays en proie à des terribles troubles particulièrement meurtriers.

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RCA: Le président de l’UNDP, Amine Michel se démarque une hypothétique réconciliation tronquée, biaisée par l’occupation du pays par les éléments subversifs.

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Lorsque la Munisca annonce que les 14 préfectures sur 16 qui comptent, la Centrafrique sont occupées par des groupes armés et que le régime en place ne gèrerait que deux malheureuses préfectures, on ne peut pas avoir les chevilles enflées et prétendre organiser une mise en scène théâtrale qui tromperait tout le monde et créera surcroit,  la confusion dans l’esprit de ceux qui attendent jusqu’à présent, des vraies actions concrètes qui pacifieront le pays en proie à des terribles troubles particulièrement meurtriers.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique peint la situation dans ce pays exsangue, en exhibant le mouchoir rouge et craint le pire disant dans un discours sans ambages que : « la situation de conflit armé et d’insurrection que la République centrafricaine a connue ces deux dernières décennies et qui s’est traduite par une insécurité généralisée sur l’ensemble du territoire national depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars 2013  a eu des conséquences dramatiques sur la population. Les femmes et les enfants constituent, en particulier, les groupes les plus vulnérables lors de ces crises militaro politiques. »

Aujourd’hui, le gouvernement de Mathieu Simplice SARANDJI dirigé par procuration sans pouvoir aucun sur les autres groupes armés qui sévissent dans toute l’étendue du pays en prenant en otage  14 préfectures sur 16, et on veut dans ses « bonnes intentions », pour n’est pas dire la démagogie la plus abjecte, inviter tout le monde autour d’une table (vide) pour amorcer une hypothétique  Commission Vérité, Justice, Réparation et réconciliation (CVJRR) qui d’ailleurs, accouchera d’une petite souris. L’UNDP, ne veut pas hasardeusement, se lancer dans une incurie sans nom. Dans un amateurisme criant, encore moins aux conciliabules interminables qui n’aboutiront à rien, comme souvent le cas dans ce pays aux multiples problèmes tribaux, inter-ethniques, ethno-religieux non résolus.

Si on analysait par l’absurde la situation, on pourra dira que l’action du gouvernement qui n’en est pas un, serait salutaire. Mais lorsqu’on met l’accent sur l’essentiel, la logique fout le camp et on se trouve dans des rafistolages et trompe-œil nauséabond. Cette fameuse « Commission Vérité, Justice, Réparation et réconciliation » ne peut en aucun cas regrouper toutes les forces armées et non armées, au regard de ce qui se passe en Centrafrique.

Le leitmotiv de cette commission s’articule et vise principalement à mettre autour d’une table, tous les centrafricains, belligérants y compris, victimes et bourreaux des récurrentes crises pour qu’ils mettent en place les mécanismes d’une paix durable, qui au final pacifiera, toute l’étendue du territoire. Or, il n’en est rien. Tout le monde n’a pas pris son ticket d’entrée à ce que nous qualifions un simulacre d’attente fraternelle.

« Le potentiel Centrafrique » dans son incurie à franchi le Rubicon en publiant, une touaille qui fait la honte de la corporation journalistique.  Les règles déontologiques journalistiques ont été foulées aux pieds avec une dénonciation qui a un attrait purement mercantile, soutenue par ce que la presse africaine souffre, la clochardisation des médias qui se prostituent pour un bout de pain.

Seule recommandation que je puisse faire à la rédaction de ce « média » en ligne, de se conformer aux codes déontologiques à défaut des principes simples inhérents aux billets publiés, à savoir :

  • diffuser des informations vérifiées ;
  • respecter les droits des personnes ;
  • agir loyalement ;
  • recueillir et diffuser les informations de manière indépendante.

Les journalistes peuvent exceptionnellement outrepasser certaines règles de ces codes lorsque l’information est porteuse d’un intérêt général supérieur et qu’elle ne peut pas être recueillie ou rapportée d’une autre manière. Cette rédaction a-t-elle été en contact avec l’UNDP ou son président, pour avoir son avis au delà de sa réponse adressée à la primature ?

Les règles auxquelles il peut être fait exception moyennant d’éventuelles conditions complémentaires sont marquées d’un *. Ce que nous apprenons tous, dans les écoles du journalisme, dignes de ce nom.

Mais il est difficile de demander à un pêcheur en ligne d’aller pêcher avec un chalutier, il rentrera bredouille. On peut aujourd’hui, dire avec certitude, qu’il y a un fossé entre les torchons publiés par des griots et thuriféraires de caniveau et ceux qui font l’honneur de ce métier au demeurant noble.

D’ailleurs, cet aspect des choses a été débattu lors des dernières assises (46ème) de la Presse Francophone, du 20 au 25 novembre 2017 en Guinée Conakry, où les intervenants, professeurs du journalisme en France et en Belgique se sont appesantis rigoureusement sur l’investigation et la transparence journalistique en Afrique (ndlr).

Roger BONGOS

La Rédaction de l’Afrique Rédaction

 

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