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RDC: 165 ONG exigent une enquête indépendante sur les violences au Kasaï

RDC: 165 ONG exigent une enquête indépendante sur les violences au Kasaï

Les ONG estiment que l’enquête conduite par la justice militaire congolaise « ne répond pas aux critères d’indépendance et d’exhaustivité ».

Cent soixante-cinq (165) organisations non gouvernementales (ONG) congolaises ont appelé Kinshasa à accepter l’ouverture d’une enquête internationale sur les violences meurtrières dans les provinces situées dans le centre.

RDC: 165 ONG exigent une enquête indépendante sur les violences au Kasaï
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Les ONG estiment que l'enquête conduite par la justice militaire congolaise "ne répond pas aux critères d’indépendance et d’exhaustivité". Cent soixante-cinq (165) organisations non gouvernementales (ONG) congolaises ont appelé Kinshasa à accepter l’ouverture d’une enquête internationale sur les violences meurtrières dans les provinces situées dans le centre.

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RDC: 165 ONG exigent une enquête indépendante sur les violences au Kasaï

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Les ONG estiment que l’enquête conduite par la justice militaire congolaise « ne répond pas aux critères d’indépendance et d’exhaustivité ».

Cent soixante-cinq (165) organisations non gouvernementales (ONG) congolaises ont appelé Kinshasa à accepter l’ouverture d’une enquête internationale sur les violences meurtrières dans les provinces situées dans le centre.

« Nos organisations exigent du Gouvernement congolais d’accepter une enquête internationale et indépendante, et demandent au Conseil de Sécurité des Nations Unies de maintenir des pressions sur les autorités de Kinshasa pour qu’elles y adhèrent et d’envisager éventuellement des sanctions ciblées contre ceux qui s’y érigeraient en obstacle», soulignent les ONG dans un communiqué conjoint, rendu public, jeudi soir et dont Anadolu a reçu copie.

Critiquant l’enquête diligentée par la justice militaire congolaise, les ONG signataires relèvent qu’elle « n’est déployée que dans les provinces de Kasaï central et Kasaï Oriental, et ne répond pas aux critères susmentionnés notamment d’indépendance et d’exhaustivité ».

Elles estiment en outre que cette enquête est de nature « à ne faire inculper et poursuivre, à terme, que des militaires des rangs dits de petits poissons et à soustraire de la justice les chefs civils et militaires qui portent la plus grande responsabilité dans les violations graves des droits de l’homme ».

Elles constatent que l’enquête de la justice militaire n’est déployée que dans les provinces de Kasaï central et Kasaï Oriental, et ne répond pas aux critères susmentionnés notamment d’indépendance et d’exhaustivité.

Le communiqué rappelle, enfin, que depuis le mois d’août 2016 et à la suite d’un conflit de succession au pouvoir coutumier, les quatre provinces du Kasaï connaissent une montée des violences accompagnées d’ « exécutions sommaires de centaines de personnes parmi lesquelles deux experts des Nations Unies – l’américain Michael Sharp et la suédoise Zaîda Catalàn – ainsi que la disparition de leurs quatre collègues congolais ».

Ces violences ont également engendré le déplacement interne de plus d’un million de personnes, d’après le rapport de OCHA (Bureau de la coordination des affaires humanitaires), indique encore le communiqué.

Les ONG évoquent, également, « la présence de 40 fosses communes réparties à travers les provinces touchées par les violences, documentées par les enquêteurs des Nations Unies, et 5 autres localisées dans la ville de Tshikapa et la cité de Kamonia, telle que documentées par nos organisations ». A.A Pascal Mulegwa

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