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RDC : Cinq morts dans des manifestations à Goma (Est)

RDC : Cinq morts dans des manifestations à Goma (Est)

Cinq personnes ont trouvé la mort en marge d’une manifestation organisée lundi à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour exiger le départ du président Joseph Kabila d’ici fin 2017, a appris Anadolu de sources locales.

RDC : Cinq morts dans des manifestations à Goma (Est)
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Cinq personnes ont trouvé la mort en marge d'une manifestation organisée lundi à Goma, dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour exiger le départ du président Joseph Kabila d’ici fin 2017, a appris Anadolu de sources locales.

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RDC : Cinq morts dans des manifestations à Goma (Est)

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Cinq personnes ont trouvé la mort en marge d’une manifestation organisée lundi à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), pour exiger le départ du président Joseph Kabila d’ici fin 2017, a appris Anadolu de sources locales.

“Un policier est mort et plusieurs autres ont été blessés, des commissariats de police ont été saccagés et incendiés”, a déclaré à Anadolu, le général Placide Nyembo, chef de la police dans la province du Nord-Kivu dont Goma est la capitale.

Il a précisé que beaucoup de manifestants portaient des armes blanches, sans préciser si des victimes étaient à déplorer parmi eux.

Du côté des manifestants, au moins quatre ont été tués, tous par balles, a appris Anadolu auprès d’un journaliste local précisant que les manifestations se sont concentrées dans deux quartiers du Nord de la ville de Goma.

Dimanche, le collectif d’action de la société civile (CASC), avait appelé à une journée ville morte lundi sur toute l’étendue du territoire dans le but “d’offrir au président Joseph Kabila la dernière occasion de déposer sa lettre de démission pour ainsi quitter honorablement le pouvoir passant par la grande porte”, selon un communiqué publié dimanche soir et dont Anadolu a reçu copie.

“Nous ne sommes pas derrière cette manifestation, nous avons appelé à une journée ville morte, nous ne savons pas qui a appelé les populations à se révolter lundi”, a déclaré à Anadolu, Luc Nkulula, un des chargés de la communication du CASC.

La police dispersait encore les manifestants lundi en fin de matinée, a ajouté le chef de la police du Nord-Kivu.

Au fur et à mesure qu’on s’approche de la fin de l’année, date à laquelle les élections sont censées se tenir, les tensions politiques vont crescendo en RDC.

Le flou entourant la tenue effective des élections et les récentes déclarations de la Commission électorale quant à l’impossibilité de les organiser avant avril 2019, attisent la colère de l’opposition et de la société civile.

Vendredi dernier, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley en visite dans ce pays avait exigé des élections en 2018 , soulignant que Kinshasa ne pourra plus, le cas échéant, compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale.

Une position qui ne fait pas l’unanimité du côté de l’opposition et de la société civile dont certains ont qualifié la déclaration de Haley de “favorable au camp Kabila, étant donnée qu’elle entérine son maintien au pouvoir pour une année supplémentaire”.

Au pouvoir depuis 2001, Kabila est accusé par l’opposition et la société civile de manœuvrer pour retarder « indéfiniment » les élections. La Constitution l’autorise à rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur mais lui interdit de se représenter pour un troisième mandat.

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