Share
RDC: COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE TOUS LES PRIX SONT STABLES

RDC: COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE TOUS LES PRIX SONT STABLES

» Le niveau général de prix intérieur reste stable, avec un taux d’inflation en rythme annuel de 0, 64% qui est bien en deçà de la cible de 3,5%. Sur le marché de change, la stabilité sur tous les segments avec un taux de 925 FC le dollar américain à l’interbancaire venant de 927.7 FC le dollar américain, une légère appréciation. Les réserves internationales se situent à 1, 64 milliard d’USD, niveau correspondant à 6,7 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres « .


Ces éléments ont conduit le Comité de politique monétaire de maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire. Ces explications sont du Gouverneur de la Banque centrale du Congo lors de la 7ème réunion du comité de politique monétaire du vendredi 07 août dernier.
Ainsi, mentionne Déogratias Mutombo, le taux directeur va demeurer à 2%. Tandis que le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, reste respectivement à 8% et 7% et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue, à 2% alors que celui pour les dépôts à terme est maintenu à 0%. En effet, note le patron de l’Institut d’Emission, la régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.
En outre, le gouverneur Deogratias Mutombo justifie la stabilité du cadre macroéconomique par le fait que la BCC a bâti une réelle cohérence en matière de la gestion de la liquidité bancaire et des finances publiques entre les politiques de financement du gouvernement et la politique monétaire qui est menée indépendamment par la BCC. Ce mécanisme, indique-t-il, permet de rendre cohérent le plan de trésorerie du secteur public et la programmation monétaire de la BCC. Cela, poursuit-il, a conduit à l’amélioration de cette coordination de politique budgétaire et monétaire qui fait que cette institution a une considération de la stabilité macro économique qui est devenue une donnée. Selon lui, le défi à relever est d’impulser et de maintenir une croissance forte, durable et redistributive.
Pour sa part, fait remarquer l’autorité monétaire, la BCC se force à améliorer les fonctions de réactions de telle sorte que les relations entre le maniement des instruments des politiques monétaires et des variables économiques soient toujours conformes à leurs attentes et prévisions.
Un autre sujet abordé au cours de la conférence de presse ayant précédé le CPM, est le glissement intervenu au mois de juillet pour la paie des fonctionnaires.
Prévue le 15 de chaque mois, celle-ci est intervenue le 20. Pour Déogratias Mutombo, cette situation s’explique par le dernier ajustement intervenu au niveau du nouveau système de gestion de la paie. Et d’ajouter, les travaux entrepris pour la migration vers un système de centralisation de données et l’assainissement permanent du fichier de la paie. Ce système plus informatisé et performant, a pour avantage le traitement rapide des informations liées à la paie et la détection aisée de doublon, soutient le gouverneur de la BCC. Il n’a pas manqué de rassurer tous les fonctionnaires des dispositions prises pour que la paie du mois d’aout ait lieu à temps.
Réagissant à une question de la presse sur les perspectives de la surproduction que connaît le cuivre actuellement, Déogratias Mutombo fait savoir que ce métal souffre d’une baisse de prix. C’est une situation qui touche plusieurs pays africains. Le cuivre a perdu 14% de son prix depuis le début de l’année, déplore-t-il. Selon lui, la surproduction attendue est de 4,3% et la demande est de 2,5%. Et de relever que la surproduction nette est de 1,8 % qui va induire la poursuite de la baisse du prix du cuivre. La BCC estime qu’il faut prendre en compte toutes ses valeurs négatives sur les programmations. Et d’indiquer que le cuivre se vend à 5. 240 USD/tonne. Ci-dessus l’intégralité du communiqué de presse du CPM.
Mathy MUSAU

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Comité de Politique Monétaire s’est réuni, ce vendredi 07 août 2015, pour sa septième réunion ordinaire de l’année sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de La Banque Centrale du Congo.
Le Comité a analysé l’évolution récente de la conjoncture économique tant au niveau national et qu’international ainsi que les perspectives à venir et donné une orientation sur le dispositif de politique monétaire au regard des informations en présence.
À cet effet, il s’en est dégagé ce qui suit :

Au plan international,
Les perspectives économiques mondiales du FMI publiées au mois de juillet 2015, font état d’une baisse de la croissance mondiale à 3,3 % en 2015 venant de 3,4 % en 2014. Cette croissance reste soutenue par les économies avancées qui connaissent une accélération de l’activité économique à la suite des conditions monétaires assouplies couplées à la détente observée au niveau de leur politique budgétaire. Cependant, les économies émergentes et en développement restent confrontées à un ralentissement économique en raison des contraintes structurelles sur fond des cours du pétrole toujours bas.
S’agissant des facteurs de risques, ils se rapportent globalement à la progression de la volatilité sur les marchés financiers, aux variations des prix d’actifs, et au ralentissement de la croissance potentielle.
Tenant compte de ces conditions et de la fragilité encore perceptible de l’économie mondiale, Le CPM a recommandé la poursuite d’une politique monétaire accommodante pendant que devrait se poursuivre le rééquilibrage agencé des finances publiques.
Par ailleurs, une attention particulière a été accordée à l’évolution des cours du cuivre et de l’or sur le marché international qui ont enregistré de baisses mensuelles respectives de 10,0 % et 7,0 %. En vue de préserver la résilience de l’économie nationale, le Comité de Politique Monétaire a, une fois de plus, rappelé la nécessité d’une diversification de l’économie nationale, tout en renforçant les marges de sécurité à l’effet de se prémunir contre les chocs éventuels.
Au plan national,
Le rythme d’expansion économique se maintient au vu des informations disponibles. En effet, sur base des données de production à fin mars, la croissance économique en 2015 est estimée à 9,2 % après une réalisation de 9,5 % en 2014. Celle-ci est tirée principalement par le dynamisme du secteur extractif. Aussi, l’opinion des chefs d’entreprises attestent favorablement les perspectives à court terme de la conjoncture économique nationale au mois de juillet 2015, en émettant un point de vue qualitatif à 18,3 % contre 17,8 % un mois plus tôt.
Le marché des biens et services a été caractérisé par la stabilité au cours du mois de juillet. En effet, le taux d’inflation mensuel moyen s’est maintenu, d’un mois à l’autre, autour de 0,02 %. En glissement annuel, l’inflation est portée à 0,64 %, dégageant une marge de 2,86 points de pourcentage par rapport à l’objectif annuel de 3,5 %.
S’agissant des finances publiques, il importe de souligner que les effets de l’échéance fiscale du mois de juillet ont contribué à améliorer la position nette du Gouvernement. Ce comportement budgétaire dont les impulsions sont ressenties au niveau de la liquidité bancaire est de nature à soutenir substantiellement les actions de l’institut d’Emission dans la gestion du cadre macroéconomique. Par ailleurs, en vue de capitaliser ce résultat, le CPM soutient qu’une attention plus marquée sur les dépenses structurantes, en l’occurrence, permettrait de renforcer la résilience de l’économie nationale à moyen et long termes.
Une stabilité relative a été notée sur les deux segments du marché des changes. En effet, le taux de change a oscillé autour de 925,00 CDF le dollar américain à l’interbancaire et de 931,00 CDF au parallèle, enregistrant, en rythme mensuel, une dépréciation de 0,01 % et une appréciation de 0,1 % respectivement à L’interbancaire et au parallèle. Les réserves de change se situent à 1,64 milliard d’USD, niveau correspondant à 6,7 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.
Quant au secteur monétaire, il a été marqué par une évolution contrôlée des agrégats monétaires qui ont évolué en deçà de leurs cibles respectifs.
Aussi, les marchés interbancaire et en banque ont été dynamiques comme l’atteste l’accroissement du volume des transactions de ces guichets. Le taux appliqué sur les opérations de refinancement a été de 4,5 % alors que celui du marché interbancaire s’est positionné autour de 1,7 %.
Au regard de ces analyses, le CPM, estimant faibles les risques de perturbation du cadre macroéconomique à court terme, a décidé du maintien du dispositif actuel de politique monétaire.
Ainsi, le taux directeur va demeurer à 2 %. S’agissant du coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, il reste respectivement à 8 % et 7 % et celui pour Les dépôts en monnaie nationale à vue, à 2 % alors que celui pour Les dépôts à terme est maintenu à O %.
La régulation de La Liquidité devra se poursuivre via Les adjudications des bons BCC.
Fait à Kinshasa, le 07 août 2015

FORUM DES AS

Laisser un commentaire