Share
RDC: la cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ?

RDC: la cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ?

La cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ? Deux juges avaient fait les frais de la caporalisation de cette institution judiciaire.

Une question brûlante d’actualité qui écume la presse en RDC au regards des invalidations de certains candidats aux prochaines élections tant législatives que celle de la magistrature suprême, qui place le curseur sur “l’impartialité”de ladite Cour.

RDC: la cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ?
Summary:
La cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ? Deux juges avaient fait les frais de la caporalisation de cette institution judiciaire. Une question brûlante d’actualité qui écume la presse en RDC au regards des invalidations de certains candidats aux prochaines élections tant législatives que celle de la magistrature suprême, qui place le curseur sur "l’impartialité"de ladite Cour.

0%

RDC: la cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ?

La cour constitutionnelle est-elle impartiale pour la validation des candidats au prochain scrutin ? Deux juges avaient fait les frais de la caporalisation de cette institution judiciaire.

Une question brûlante d’actualité qui écume la presse en RDC au regards des invalidations de certains candidats aux prochaines élections tant législatives que celle de la magistrature suprême, qui place le curseur sur “l’impartialité”de ladite Cour.

L’histoire retiendra, une attitude héroïque, de ces deux juges qui siégeaient à la Cour constitutionnelle, bravant la peur, la persécution, la précarité et l’embastillement avaient préféré de se retrouver au chômage que de servir les intérêts d’une oligarchie caporale qui dirige la RDC par défi.

Que peut-on dire de la réaction qui est inscrite présentement dans les annales des actions patriotiques de ces deux braves juges, profondément patriotes qui au péril de leur vie, ont tronqué leur robe pour l’intérêt souverain et l’indépendance de l’appareil judicaire en RDC ?

Qui se souvient encore de leur acte qui porte l’ADN de la probité, et de l’impartialité sans conteste, en refusant de courber l’échine face à la confiscation des institutions par une clique malveillante qui s’est érigée en despote depuis 18 ans au Congo ?

La date du 17 octobre 2016, ces deux juges avaient refusé de siéger pour autoriser le report des élections, l’un d’eux, le professeur Jean Louis Esambo, démissionna sans regret aucun, le 9 avril 2018, car il estimait que la Cour Constitutionnelle avait perdu toute son indépendance, en devenant un organe politique pour la conservation du pouvoir de Joseph Kabila.

esambo

Sa démission était suivi, comme un jeu de quille, par une autre figure de la magistrature congolaise, celle du Professeur Banyaku Luape, qui dans un refrain à l’unisson, disaient sans ambages : « ils préfèrent mourir de faim que de défendre la médiocrité ». Fin de citation ! Ils ont choisi de défendre la vérité, car seule, celle-ci sera leur protectrice…

Cette démission a été comme nous savons, la source de la précarisation de leur famille, allant même à la privation de tous leurs droits et avantages tels que prévus par la loi organique sur la Cour constitutionnelle portant disposition relative au statuts particulier des membres de la Cour.

Le professeur Esambo, l’homme qui s’attache aux principes de la chrétienté, n’a pas réfléchi longtemps après l’appel du pied, du pouvoir en place, pour s’opposer à leur avance.

Le regretté juge Kalonda de la Cour constitutionnelle, récalcitrant lui aussi et un amoureux de la justice, mort le 8 avril 2018 de « maladie », avait-il été victime de cette oligarchie qui ne lésine pas sur les moyens pour faire plier la république sous le poids de leur imposture ?

Pour bien mettre la main sur cette institution de par son indépendance et la protection des institutions, les trois juges en questions qui ont connu
une fin de carrière tragique, ont été remplacés par : l’un nommé par le Parlement, l’autre par le Conseil national de la magistrature. Le juge Kalonda décédé a été remplacé par Joseph Kabila, rendant impossible des décisions de l’ordre constitutionnel équitables et impartiales. Inféodation quand je te tiens par la barbiche…!

Aujourd’hui, tous les regards se portent sur cette Cour au demeurant inféodée, pour qu’elle tranche sur les cas spécifiques “des invalidés” aux élections présidentielles et législatives, oublient l’essentiel, et en laissant place aux conjectures et spéculation qui feront le jeu du FCC et sa “majorité présidentielle”.

Qu’attendez-vous, de cet appareil composé de juges voués à la cause du pouvoir en place ?

Comparaison n’est pas raison ! En faisant, le parallélisme avec ce qui se passe dans d’autres cieux, à l’occurrence au Gabon et au Mali, on ne peut qu’à la lumière des décisions iniques de leur Cour Constitutionnelle respective observées avec stupéfaction, le brasier ne sera alimenté et entretenu que par ceux qui tirent les ficelles, afin que la RDC sombre, dans les abîmes, et dans un chaos indescriptible, où une seule personne sortira gagnante de cet imbroglio poltico-pseudo-institutionnel; Joseph Kabila, qui de fait, trouvera l’excuse, pour décréter l’état d’urgence, afin de se maintenir au pouvoir. C’est l’une des éventualités du glissement prolongé de la « Kabilie ».

La liste provisoire de 19 candidats à la présidentielle, publiée par la Commission Electorale Indépendante, CENI en sigle, sera t-elle confirmée par la Cour dite Constitutionnelle, qui j’insiste est inféodé et particulièrement au garde à vous du pouvoir. Et que sera la réaction de la classe politique congolaise et de la communauté internationale qui tablaient (sic) sur son caractère inclusif et transparent ?

Le calendrier électoral en l’absence du report des élections, la marge de manœuvre de la Ceni et la Cour Constitutionnelle sont assez étroites, et les temps décisionnaires sont en outre assez courts. On se retrouvera incontestablement avec des décisions bâclées, bancales et dictées, à l’image de ces institutions satellisées par le pouvoir en place.   C’est ce lundi 27 août que ces fameux juges de ladite Cour, plancheront sur le contentieux des candidatures pour les prochaines présidentielles et législatives.

L’examen des candidatures se poursuivront jusqu’à la rentrée, précisément, le 4 septembre 2018. Une rentrée mouvementée qui coïncidera avec la rentrée des plusieurs institutions, notamment, la rentrée scolaire. Et se résultera, par la notification des arrêts favorables ou défavorables de la Cour sur les contestations introduites divers partis et candidats indépendants.

La cour constitutionnelle me dit-on noyautée peut-elle assurer la primauté effective de la constitution ? Dans sa suprématie en terme des décisions pour garantir la bonne marche des institutions fera-t-elle son travail dans l’équité pour sauvegarder la paix et apaiser les tensions qui persistent depuis que Joseph KABILA est hors mandat et le non-respect de l’accord de Saint Sylvestre ?

Tant que Joseph Kabila, ne passera pas réellement (dans la paix démocratique) le relais ou le flambeau à celui qui gagnera dans la transparence totale, et indépendance observée, les prochaines élections qui s’annoncent d’ailleurs très incertaines,  sans avoir la boule de cristal comme support divinatoire, on se retrouvera indéniablement avec la contestation de ce scrutin, et par conséquent, le Congo vivra une crise sans précédent, qui au final aboutira aux prémices de l’implosion de cette Nation aux pieds d’argile.

Roger BONGOS

Laisser un commentaire