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RDC: Des observateurs redoutent des tensions face au flou électoral

RDC: Des observateurs redoutent des tensions face au flou électoral

L’opposition et la communauté internationale réclament toujours l’application de l’accord du 31 décembre 2016 qui prévoyait l’organisation d’élections « au plus tard en décembre 2017 »

RDC: Des observateurs redoutent des tensions face au flou électoral
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L'opposition et la communauté internationale réclament toujours l'application de l'accord du 31 décembre 2016 qui prévoyait l'organisation d'élections « au plus tard en décembre 2017 »

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RDC: Des observateurs redoutent des tensions face au flou électoral

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L’opposition et la communauté internationale réclament toujours l’application de l’accord du 31 décembre 2016 qui prévoyait l’organisation d’élections « au plus tard en décembre 2017 »

La Synergie des missions d’observation électorale (Symocel-regroupant 11 ONG) s’est dite “inquiète”, jeudi quant à l’émergence de tensions qui pourraient surgir en marge du processus électoral congolais qui se poursuit “en dehors de tout cadre convenu” .

La Symocel s’interroge, dans un communiqué rendu public jeudi à Kinshasa et dont Anadolu a reçu copie, quant au cadre qui régit, à ce jour, la transition politique et les opérations électorales en RDC “vu que ni la Constitution ni les lois, encore moins le cadre politique de référence ne sont respectés”, écrit la Symocel.

Se disant “inquiéte”, face au report des élections générales à avril 2019 et la non publication à ce jour d’un calendrier électoral officiel, la structure a regretté “l’exacerbation” de la crise de légitimité des institutions congolaises.

Et de demander aux acteurs politiques de “renouer avec le dialogue” afin d’aboutir à un “consensus autour de la gestion du pouvoir en cette période transitionnelle et éviter ainsi l’impasse politique qui pourrait engendrer la violence”.

Ce communiqué est publié au lendemain de la clôture mercredi d’une réunion tripartite d’évaluation du processus électoral congolais regroupant la Commission électorale, le gouvernement et conseil national de suivi de l’accord (CNSA), qui devait aboutir à la publication d’un calendrier électoral, ce qui n’a pas été fait.

Dans le communiqué final sanctionnant ces travaux, boycottés par la majeure partie de l’opposition, la tripartite a demandé à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de publier un calendrier électoral “réaliste”.

Ce calendrier est également réclamé par la communauté internationale qui mise toujours sur l’application de l’accord du 31 décembre 2016 qui prévoyait l’organisation d’élections « au plus tard en décembre 2017 » pour la succession de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 19 décembre 2016.

A l’ouverture du VIIe sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ce jeudi à Brazzaville, le président Dennis Sassou N’Guesso a déploré, la “persistance de la crise politique et sécuritaire » en RDC.

La principale coalition de l’Opposition a récemment menacé de faire appel à la rue pour faire partir le président Kabila afin d’instaurer une courte transition auquel il ne prendra pas part. Mais le pouvoir a rejeté cette idée affirmant que l’actuel chef d’Etat restera au pouvoir jusqu’à la tenue des prochaines élections.

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