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RDC : Encore un financement de l’étranger en RDC. Que fait ce régime d’incompétents ? L’Union européenne et la Suède financent la construction de l’Institut national de formation judiciaire à Kinshasa

RDC : Encore un financement de l’étranger en RDC. Que fait ce régime d’incompétents ? L’Union européenne et la Suède financent la construction de l’Institut national de formation judiciaire à Kinshasa

                            Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba


 
Le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, a posé hier, jeudi 30 juillet, la première pierre de construction du bâtiment devant abriter le siège et les locaux de l’Institut national de formation judiciaire (INFJ). Cette institution aura pour mission d’organiser la formation initiale et continue des magistrats, des greffiers et secrétaires de parquet, des personnels pénitentiaires ainsi que d’autres agents du ministère de la Justice et Droits humains. Elle soutiendra le bon fonctionnement de la justice, par le renforcement des capacités de ses principaux acteurs. La construction du bâtiment est financée par l’Union européenne et le Royaume de Suède à travers le Programme d’appui à la réforme de la justice (PARJ), qui assure également un appui technique juridique. Ce bâtiment va coûter plus d’un million d’euros.

Pour Jean-Michel Dumond, chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, « c’est le résultat de l’aboutissement des efforts concertés avec le Conseil supérieur de la magistrature [CSM] et le ministère de la Justice. Cela témoigne de l’engagement de l’Union européenne à accompagner les autorités de la RDC dans la réforme de la justice. Car la justice est au cœur du contrat social entre les populations et les gouvernants. La justice est le fondement de la légitimité des dirigeants ».

Ainsi, l’INFJ aura pour mandat de fournir des services d’excellence, de manière à promouvoir et diffuser une culture d’efficacité, d’intégrité, de transparence et de lutte contre l’impunité dans l’administration de la justice. Mais également de soutenir l’adoption de méthodes avancées d’apprentissage et d’innovation technologique. Cela contribuera à diffuser les méthodes de gestion axée sur les résultats dans l’administration de la justice et soutenir le rayonnement de l’Institut national de formation judiciaire au niveau national et international.

L’INFJ se propose ainsi d’unir en un seul établissement les différentes formations initiales et continues des magistrats, des personnels judiciaires et pénitentiaires. Et permettre aux différentes professions d’étudier et de se former ensemble dans une perspective commune de l’administration d’une bonne justice. A terme, l’INFJ devrait être un établissement public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministère de la Justice et Droits humains.

L’adoption des textes qui créent et réglementent le fonctionnement de cet institut de formation professionnelle est imminente. Ces textes décrivent notamment les modalités d’admission, la durée de ces formations, les matières du cursus, alliant théorie et mise en pratique à travers des stages professionnels.

Le bâtiment de l’INFJ sera construit dans l’enceinte du ministère de la Justice et Droits humains, entre celui-ci et le nouveau Palais de justice. Il coûtera plus d’un million de dollars. Il réunira les espaces suivants, répartis sur trois niveaux : six salles de cours chacune pour 34 étudiants, un amphithéâtre, une salle d’audience pour permettre des simulations de procès, des bureaux administratifs et des salles de professeurs. Il est prévu une bibliothèque avec un espace de lecture, une salle de détente et de lecture, quinze chambres d’internat pour les auditeurs venant des provinces, permettant d’accueillir 30 personnes en simultané, une cafeteria et un parking.

Le PARJ est un Programme d’appui au ministère de la Justice et Droits humains, financé par l’Union européenne (10e FED) et le Royaume de Suède. Il a pour objectifs de contribuer à la réforme de la Justice en améliorant la gouvernance de l’appareil judiciaire, et de rapprocher la justice de la population en améliorant la bonne administration de la justice aux niveaux central et provincial. Ses zones d’actions sont provinciales (Bas-Congo, Kasaï-Occidental, Kinshasa) et national.

Les axes de travail portent sur l’amélioration de l’administration de la justice, l’amélioration de l’accès à la justice, le renforcement des contrôles internes et externes du fonctionnement du système judiciaire ainsi que l’intégration du genre.

Didier Kebongo
Forum des As

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