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RDC :  » Fausse croissance sans impact sur la population  » révision à la baisse de la prévision de croissance 2015, à 8,4%

RDC :  » Fausse croissance sans impact sur la population  » révision à la baisse de la prévision de croissance 2015, à 8,4%

La République démocratique du Congo a annoncé jeudi 27 août qu’elle prévoyait désormais un taux de croissance de 8,4% pour l’année 2015, contre 9,2% précédemment, suite à la baisse des marchés financiers en Chine.

« Le déclin des marchés financiers chinois a engendré une réduction de la prévision de croissance de la RDC pour 2015 », qui « passe maintenant à 8,4%, ce qui représente toujours plus du double » du taux de l’économie mondiale, explique un communiqué du ministère congolais des Finances.

La RDC, pays parmi les moins développés au monde, est le premier producteur mondial de cobalt et dispute à la Zambie la place de premier producteur africain de cuivre. L’extraction et la transformation de ces deux minerais, très abondants au Katanga (Sud-est) et dont la Chine est un grand importateur, sont le moteur de la croissance économique nationale.

« En raison de son influence majeure sur les marchés internationaux, la prévision de croissance revue à la baisse de la Chine a réduit les prévisions d’importation et provoqué une baisse du prix du cuivre – une des principales exportations de la RDC -, au plus bas depuis six ans », souligne le ministre des Finances Henri Yav Mulang dans le communiqué.

La Chine est un partenaire privilégié de la RDC, mais leur coopération a parfois fait polémique.

Meurtrie par deux guerres entre 1996 et 2003, Kinshasa avait signé en 2007 un contrat de 9 milliards de dollars avec un groupement d’entreprises chinoises pour la réhabilitation ou construction de près de 10.000 km de routes et de voies ferrées, deux barrages, des hôpitaux, logements et écoles.

En échange, selon l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles, le gouvernement congolais s’était engagé à fournir aux entreprises chinoises jusqu’à 10 millions de tonnes de cuivre et 600.000 tonnes de cobalt.

Mi-août 2009, notamment sous la pression du Fonds monétaire international (FMI) qui craignait un nouvel endettement de la RDC, Kinshasa avait annoncé la révision à 6 milliards de ce contrat.

AFP

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