Share
RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, des ”prisonniers politiques et d’opinion” libérés

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, des ”prisonniers politiques et d’opinion” libérés

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, des ”prisonniers politiques et d’opinion” libérés
Summary:
Les noms de Fred Bauma et Yves Makwambala, respectivement membres des mouvements citoyens Lucha (Lutte pour le changement) et Filimbi (“Coup de sifflet” en swahili) font partie des 24 “personnes qui doivent recouvrer la liberté ou la liberté provisoire”, selon une liste signée par le ministre de la Justice congolais, Alexis Thambwe Mwamba.

0%

RDC : Fred Bauma et Yves Makwambala, des ''prisonniers politiques et d'opinion'' libérés

Les noms de Fred Bauma et Yves Makwambala, respectivement membres des mouvements citoyens Lucha (Lutte pour le changement) et Filimbi (“Coup de sifflet” en swahili) font partie des 24 “personnes qui doivent recouvrer la liberté ou la liberté provisoire”, selon une liste signée par le ministre de la Justice congolais, Alexis Thambwe Mwamba.

M. Bauma est l’un des animateurs du mouvement des jeunes indignés Lucha, basé à Goma dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), tandis que M. Makwambala est le webmestre du site internet de Filimbi, qui se présente comme un collectif de mouvements d‘éducation à la citoyenneté.

Poursuivis par la justice congolaise pour complot contre le président Joseph Kabila, les deux jeunes hommes sont détenus à la prison de Makala à Kinshasa. Leur procès était dans l’impasse depuis plusieurs semaines.

Jeudi à Goma, en recevant les militants de la Lucha qui lui demandaient l’ouverture de l’espace politique, M. Kabila avait promis de donner sa réponse sous 48 heures.

La libération des prisonniers politiques et d’opinion est un des préalables posés par certains opposants congolais pour la “décrispation du climat politique” en République démocratique du Congo (RDC) avant la tenue du “dialogue national inclusif”, censée ouvrir la voie à des élections apaisées dans le pays, a déclaré M. Thambwe vendredi devant la presse à Kinshasa.

Le militant des droits de l’Homme Christopher Ngoy, en détention depuis les émeutes anti-pouvoir de janvier 2015, nées à la suite d’une tentative de révision de la loi électorale, est également concerné par la mesure gouvernementale.

Les noms des bénéficiaires de cette décision figurent sur une liste transmise au gouvernement par la représentation de l’Union européenne en RDC le 4 août, a détaillé M. Thambwe, à l’exception de deux personnes poursuivies l’une pour viol, l’autre pour escroquerie.

Le ministre faisait successivement allusion au député Eugène Diomi Ndongala, arrêté en 2014, et à Jean-Claude Muyambo (chef d’une petite formation politique d’opposition arrêté lors des manifestations de janvier 2015).

Joseph Kabila préside la RDC depuis 2001. La fin de son mandat est fixée au 20 décembre. Alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat, l’opposition craint qu’il ne tente de s’accrocher au pouvoir.Avec AFP

Laisser un commentaire