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RDC : Heurts à Kinshasa, après la mort d’un opposant par les balles d’un militaire

RDC : Heurts à Kinshasa, après la mort d’un opposant par les balles d’un militaire

RDC : Heurts à Kinshasa, après la mort d’un opposant par les balles d’un militaire
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Kinshasa a vécu un mardi soir très agité, après l’assassinat d’un opposant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a rapporté un correspondant d’Anadolu. Selon une source proche de l’UDPS, l’opposant, un conducteur de taxi, a été tué alors que le leader du parti d’opposition, Etienne Tshisekedi, s’entretenait avec l’envoyé spécial américain, Thomas Perriello à Limete, à Kinshasa.

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RDC : Heurts à Kinshasa, après la mort d’un opposant par les balles d’un militaire

– La police a dénoncé la “politisation” d’un fait divers

Kinshasa a vécu un mardi soir très agité, après l’assassinat d’un opposant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a rapporté un correspondant d’Anadolu.

Selon une source proche de l’UDPS, l’opposant, un conducteur de taxi, a été tué alors que le leader du parti d’opposition, Etienne Tshisekedi, s’entretenait avec l’envoyé spécial américain, Thomas Perriello à Limete, à Kinshasa.

«Guy Mpiana qui portait un t-shirt à l’effigie du président Tshisekedi a été ciblé par un militaire », a déclaré à Anadolu la même source qui a exigé l’anonymat.

Le chef de la police de Kinshasa, Célestin Kanyama, a, quant à lui, démenti la version de l’UDPS qui a confirmé les faits sur sa page officielle sur Facebook, précisant qu’«un militaire avait tiré sur un motard, qui tentait de voler un corps à la morgue d’un hôpital à Kinshasa ».

La même source sécuritaire a dénoncé une « politisation » d’un fait divers par l’opposition, qui a procédé à une mobilisation de ses militants. D’où l’éclatement d’affrontements avec les forces de l’ordre.

L’armée n’a pas réagi jusqu’à mardi en fin de soirée.

L’opposant historique Étienne Tshisekedi est rentré en RDC la semaine dernière après plus de deux ans d’exil en Belgique, pour des soins médicaux.

La situation politico-sécuritaire est très tendue en RDC depuis quelques mois. Cet état de fait est conséquent à la fin du mandat constitutionnel du président Joseph Kabila, que l’opposition soupçonne de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat qui prend fin en novembre 2016, en opérant un «glissement» du calendrier électoral.

Des doutes qui persistent en dépit du démarrage, dimanche dernier, de l’enrôlement des électeurs pour la prochaine présidentielle congolaise à Gbadolite, capitale de la province du Nord-Ubangui (Nord ouest de la RDC), selon la Commission électorale indépendante (CENI). A.A

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