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RDC :  » Joseph KABILA « , héroïnomane, jouit-il encore de toutes ses facultés ?

RDC :  » Joseph KABILA « , héroïnomane, jouit-il encore de toutes ses facultés ?

RDC :  » Joseph KABILA « , héroïnomane, jouit-il encore de toutes ses facultés ?
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Les nouvelles en provenance de Lubumbashi sont de plus en plus alarmantes. Sur ordre du président sortant « Joseph Kabila », les services de renseignements civils et militaires, l’armée et la police administrent désormais l’ancienne province du Katanga en général et la nouvelle province du Haut-Katanga en particulier.

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Les nouvelles en provenance de Lubumbashi sont de plus en plus alarmantes. Sur ordre du président sortant « Joseph Kabila », les services de renseignements civils et militaires, l’armée et la police administrent désormais l’ancienne province du Katanga en général et la nouvelle province du Haut-Katanga en particulier.

Des observateurs font état d’une sur-militarisation injustifiée de cette Région. Les ex-alliés du « raïs », passés à l’opposition, font face, au quotidien, à des tracasseries policières. Charles Mwando Nsimba, Gabriel Kyungu wa Kumwanza et l’ancien gouverneur Moïse Katumbi en savent quelque chose. Des observateurs commencent à se poser le plus sérieusement du monde des questions sur la santé mentale de l’homme qui « trône » à la tête de l’Etat congolais depuis quinze ans. Silencieux, « Joseph Kabila » inquiète. Que mijote-t-il? Une « lettre ouverte » adressée à ce dernier en date du 20 octobre 2006 par le défenseur des droits humains Golden Misabiko prend tout son sens. « Golden » accusait le président sortant congolais de se « shooter » à la cocaïne.

A l’occasion de la « Journée internationale pour les droits des femmes », une messe a été célébrée, mardi 8 mars, à la Basilique Sainte Marie dans la commune lushoise de la Kenya. L’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, a participé à cette célébration en compagnie des têtes d’affiche de la coalition dite « G7 ».

Pendant que les fidèles priaient, le bâtiment était encerclé par des éléments de la garde prétorienne de « Joseph Kabila » en tenue de policier. Personne ne pouvait sortir ni entrer dans la chapelle. Comme à l’accoutumée, quelques gaz lacrymogènes ont été lancés sans motif en direction de la foule rassemblée devant l’église.

On rappelle que sur instruction du maire de Lubumbashi, Oscar Sanguza Mutunda, les manifestations politiques sont interdites sur toute l’étendue de cette ville. Exception : les « démonstrations » initiées par la majorité présidentielle. La mesure a été annoncée depuis le mois de septembre dernier. On peut gager qu’un office religieux est sans doute assimilé à une réunion de l’opposition.

Alertée, la police de la Mission onusienne au Congo est descendue, mardi, sur le lieu afin de s’enquérir de la situation. « Les policiers onusiens ont pu constater qu’il n’y avait aucun fait constitutif de trouble à l’ordre public, explique un témoin joint au téléphone par l’auteur de ces lignes. Après des tractations, les flics envoyés par Monsieur Kabila se sont retirés ».

Moïse et les autres personnalités ont pu quitter l’église à pieds pour se rendre au siège de l’Unafec (Union des nationalistes et des fédéralistes du Congo) de Gabriel Kyungu wa Kumwanza ».

Selon radio Okapi, Moïse Katumbi a dénoncé l’usage des gaz lacrymogène sur la foule. Il s’est dit étonné par ce déploiement des policiers « armés jusqu’aux dents » autour de la Basilique alors que des paisibles citoyens se trouvaient dans l’église pour « prier Dieu, prier pour nos autorités, prier pour le pays et prier pour toute la population congolaise ». « Depuis que je suis né, c’est la première fois […]. Même à l’époque de Mobutu, le Maréchal n’avait envoyé en aucun jour des policiers encercler une église.»

Pour l’ancien gouverneur du Katanga, cet incident est révélateur d’une « insécurité totale ». Une situation qu’il a jugé « inacceptable » en invitant le gouvernement « à prendre ses responsabilités ».

« Règlement des comptes

Depuis mi-septembre dernier, « Joseph Kabila » règle littéralement ses comptes avec ses anciens alliés katangais passés à l’opposition sous la dénomination de « G7 ». Ce conflit a pris une tournure de « duel à mort » à partir de fin septembre au lendemain de la démission de Moïse Katumbi du PPRD mais aussi de son poste de gouverneur de l’ancienne du Katanga. Depuis lors, il ne se passe pas une semaine sans que les ex-amis du « raïs » ne fassent l’objet de quelques tracasseries militaro-policières.

Quelques faits.

Le dimanche 20 septembre, des policiers armés et cagoulés ont encerclé la même Basilique pendant que Gabriel Kyungu se trouvait à l’intérieur en train d’ »invoquer pieusement » le Seigneur. Ici aussi, il aura fallu toute la « médiation » des policiers onusiens pour calmer les esprits.

Le mardi 10 novembre, des membres de la garde présidentielle ont procédé à l’arrestation d’un des responsables de la « Ligue de Jeunes » de l’Unafec. Les faits ont eu lieu au siège de ce parti dans la commune de la Kenya. Cette interpellation provoque la colère des jeunes de cette municipalité qui lapident les militaires envoyés par le général Philémon Yav, commandant de la 22ème région militaire.

Le mardi 1er décembre, des éléments de la garde prétorienne de « Joseph Kabila » encerclent, dans la matinée, le Stade de l’équipe de football Tout-Puissant Mazembe dans la commune de Kamalondo. Président de ce club, Moïse Katumbi était attendu sur le lieu dans l’après-midi afin de s’entretenir avec les joueurs.

Le mercredi 20 janvier 2016, Charles Mwando Nsimba, président en exercice du G7, est débarqué de son avion par des agents de l’ANR à Lubumbashi. Il se rendait dans son fief de Kalemie, province de Tanganyika. Au cours d’un point de presse, Mwando de dénoncer « un acte barbare » du pouvoir à son encontre.

Selon des voyageurs en provenance du Katanga, on assiste depuis le mois d’octobre dernier à une « sur-militarisation » de cette région en général et le Haut Katanga en particulier. Des témoins notent la présence de 40 chars au port de Kinshasa. Des engins de guerre en partance pour l’ex-Shaba via le port d’Ilebo. Que mijote « Joseph Kabila »?

Plus inquiétant, lors de la célébration de son anniversaire en février dernier à Bruxelles, l’ancien patron de l’ANR, Didier Kazadi Nyembwe, un vieux compagnon à LD Kabila, a lâché ces quelques mots : « Nous allons éliminer tous les opposants au régime. D’ailleurs, nous avons retiré les forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des uns et des autres ».

Cocaïne

Défenseur des droits humains, Golden Misabiko, alors président de l’Asadho/Katanga, a acquis une notoriété planétaire pour avoir été le premier à annoncer l’exécution du commandant Anselme Masasu Nindaga, un des quatre têtes d’affiche de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre) et ancien conseiller spécial du président Laurent-Désiré Kabila. C’était en décembre 2000. Misabiko a été aussitôt arrêté par des agents de l’ANR avant d’être relâché quelques jours plus tard.

Près d’un mois après la mort du président Laurent-Désiré Kabila, soit le 5 février 2001, Misabiko sera à nouveau interpellé à Lubumbashi par des sbires de l’ANR et transféré à Kinshasa au fameux immeuble « GLM » de triste mémoire. Dans ce lieu secret, « Golden » va côtoyer durant plusieurs jours des «Kadogo» qui ont participé à la guerre de l’AFDL. Et ce de la ville d’Uvira, au Sud Kivu, à Kinshasa. Des Kadogo qui ont fait route en compagnie d’un certain «commandant Hyppo», mieux connu désormais sous le patronyme de Kabila. Prénom : Joseph.

Dès sa libération, Misabiko quitta le pays et adressa à « Joseph Kabila » une « lettre ouverte » en date du 20 octobre 2006. On peut lire notamment : «Vous vendez de l’uranium en provenance de Shinkolobwe, à l’Iran et à la Corée du Nord. Ce minerai dangereux que vous faites exploiter sans normes expose le monde entier en général et le Congo en particulier.» «Les faits criminels ci haut cités sont aggravés par le fait que vous vous droguez chaque jour. En effet, vous prenez la cocaïne par la voie intraveineuse chaque jour, une fois le matin et une fois le soir. Cette pratique non seulement qu’elle rend le Congolais ridicule, pour ceux qui vous connaissent, mais elle met toute la nation en danger de mort. Nous courrons le risque de vous voir un jour, sous l’effet de la cocaïne, tuer les gens à volonté. Il sera trop tard.»

Dans un entretien avec Congo Independant en date du 21 octobre 2006, Misabiko persiste et signe. Question : Dans votre lettre ouverte, vous écrivez que Joseph Kabila se drogue à la cocaïne par voie intraveineuse. C’est une déclaration grave ! Pouvez-vous le prouver ? Réponse : «Je suis un fouineur. Je suis un investigateur. Je peux prouver ce que je dis. Toutefois, même devant un peloton d’exécution, je ne révélerai jamais l’identité de ma source. Je peux en revanche vous affirmer qu’il s’agit d’une source digne de foi. Une source sûre. Je répète que Joseph se drogue à la cocaïne chaque matin et soir. A une personne qui l’exhortait à arrêter l’usage de stupéfiants, Joseph lui a répondu qu’il se ’shoote’ depuis l’âge de douze ans et qu’il ne sait plus se passer de la drogue. La personne en question m’a avoué qu’il a fait l’objet d’un attentat au cours de la même soirée.»

Au regard de ses agissements à la limite du banditisme d’Etat (arrestations et détentions arbitraires, exécutions extrajudiciaires, manifestations de l’opposition perturbées par des miliciens du PPRD, encerclement des églises etc.) tant à Kinshasa qu’à Lubumbashi, « Joseph Kabila » jouit-il encore de toutes ses facultés?

BAUDOUIN AMBA WETSHI/CI

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