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Le régime Kabila rompu lui même avec la barbarie « le terrorisme d’état », met en garde contre l’émergence du «terrorisme» dans les Kasaï

Le régime Kabila rompu lui même avec la barbarie « le terrorisme d’état », met en garde contre l’émergence du «terrorisme» dans les Kasaï

Une vidéo projetée par la police met en scène l’assassinat de l’américain Michael Sharp et la mutilation de la Suédoise Zaida Catalan, deux experts des Nations unies exécutés en mars par des hommes identifiés comme des miliciens de Kamwina Nsapu.

Le régime Kabila rompu lui même avec la barbarie « le terrorisme d’état », met en garde contre l’émergence du «terrorisme» dans les Kasaï
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Une vidéo projetée par la police met en scène l’assassinat de l’américain Michael Sharp et la mutilation de la Suédoise Zaida Catalan, deux experts des Nations unies exécutés en mars par des hommes identifiés comme des miliciens de Kamwina Nsapu.

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Le régime de Kabila rompu lui même avec la barbarie "terrorisme" d'état, met en garde contre l'émergence du «terrorisme» dans les Kasaï

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Une vidéo projetée par la police met en scène l’assassinat de l’américain Michael Sharp et la mutilation de la Suédoise Zaida Catalan, deux experts des Nations unies exécutés en mars par des hommes identifiés comme des miliciens de Kamwina Nsapu.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a mis en garde, lundi, contre l’émergence du «terrorisme» dans les régions du Kasaï (Centre).

«Les violences dans le Kasaï ne témoignent pas de l’activisme d’une milice, mais plutôt de terroristes qui opèrent sous le couvert de Kamwina Nsapu», a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, après la projection d’une série de vidéos par la police scientifique à Kinshasa.

Ces séquences sélectionnées par la police et dont certaines circulaient sur les réseaux sociaux, illustrent des scènes d’horreur et des crimes filmés par les exécuteurs à l’aide de téléphones portables.

Une première vidéo projetée met en scène une dizaine de miliciens de Kamwina Nsapu en train de décapiter, à l’aide de machettes, 39 policiers congolais capturés, à la suite d’une embuscade datant du 25 mars dernier.

Enterrés dans des fosses communes, ces policiers venaient de Kinshasa pour renforcer l’autorité de l’Etat dans la province du Kasaï-central, considérée comme bastion de cette rébellion surgie le lendemain de la mort d’un chef traditionnel abattu en août dernier par la police dans la même région.

Une autre vidéo projetée laisse montrer l’assassinat de l’américain Michael Sharp et la mutilation de la Suédoise Zaida Catalan, deux experts des Nations unies exécutés en mars dernier par des hommes identifiés comme des miliciens de Kamwina Nsapu.

Les Kamwina Nsapu

Ces deux experts avaient été capturés pendant qu’ils enquêtaient sur les violences meurtrières dans le Kasaï-central.

«Il n’est pas question de négocier avec ces gens-là. Il faut que le terrorisme soit éradiqué avec l’appui notamment des médias», a poursuivi le porte-parole du gouvernement congolais.

Dans une déclaration faite à Anadolu, mercredi dernier, le Bureau conjoint des Nations-unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) a annoncé avoir découvert 40 fosses communes dans les provinces du Kasaï, notamment dans les territoires de Nkoto, de Kabeya-Kamwanga, de Nguema et de Tshimbulu.

La région du Kasaï fait les frais des violences meurtrières nourries par des affrontements entre les forces de sécurité congolaises et les miliciens de Kamwina Nsapu, chef traditionnel influent abattu par la police après être entré en conflit avec les autorités.

Les affrontements qui ont eu lieu entre les deux parties ont fait plus de 400 morts parmi les civils dans ces provinces, selon l’ONU. Le gouvernement a pour sa part déploré pas moins de 106 morts des les rangs des policiers et des militaires. Agence AA

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