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RDC : Kinshasa ville très sale, réapparition de la rage canine dans la capitale qui ressemblerait à une poubelle

RDC : Kinshasa ville très sale, réapparition de la rage canine dans la capitale qui ressemblerait à une poubelle

RDC : Kinshasa ville très sale, réapparition de la rage canine dans la capitale qui ressemblerait à une poubelle
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La ville de Kinshasa connaît, depuis quelques temps, la réapparition de la rage canine, une maladie qui constitue un véritable problème de santé publique, a indiqué mercredi 9 mars à Kinshasa le Dr Kasongo Epanya, médecin chef de service de l’Office de vaccination et de contrôle rabique (OVCR) à la Clinique vétérinaire de Kinshasa, au cours d’un entretien un journaliste de l’ACP.

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RDC : Kinshasa ville très sale, réapparition de la rage canine dans la capitale qui ressemblerait à une poubelle

La ville de Kinshasa connaît, depuis quelques temps, la réapparition de la rage canine, une maladie qui constitue un véritable problème de santé publique, a indiqué mercredi 9 mars à Kinshasa le Dr Kasongo Epanya, médecin chef de service de l’Office de vaccination et de contrôle rabique (OVCR) à la Clinique vétérinaire de Kinshasa, au cours d’un entretien un journaliste de l’ACP.

Selon ce médecin, qui qualifie cette maladie de bombe à retardement, la rage est une maladie virale qui touche le système nerveux central des animaux à sang chaud, l’homme y compris. Pour lui cette maladie est endémique et tue à petit feu. Le virus de la rage, explique-t-il, fait partie des lyssavirus, un groupe des virus responsables d’encéphalites. Il se transmet d’un animal malade à un autre animal sain (l’homme aussi) par la voie de morsure, de griffure, de léchage ou par le contact avec la salive de l’animal ou de la personne atteinte.

Les symptômes de la rage les plus fréquents et plus connus, souligne le Dr Kasongo, se manifestent par la température montante, les hallucinations, les agitations ainsi que l’hydrophobie qui ne permet à la victime de prendre de l’eau, le changement brusque de comportement et une paralysie progressive entrainant la mort.

Il a distingué deux sortes de rages chez les animaux, la rage furieuse qui se traduit par l’agressivité et celle muette ou paralytique. Quant aux statistiques, le vétérinaire a indiqué que de 2007 à 2014, l’officine a enregistré 89 décès humains, en 2015 : 5 cas en 2016 : 3 cas dont le dernier date du 8 mars ayant entrainé la mort d’une femme âgée de plus de trente ans. La rage canine continue de sévir dans la ville de Kinshasa depuis le début de l’année. Cette situation était prévisible, a indiqué le médecin. Selon lui, seuls 8 000 animaux ont été vaccinés en 2009 sur les 66 000 prévus.

Le Dr Kasongo a dit qu’il craint que les chiens enragés n’aient fait d’autres victimes non enregistrées par son service. Dans beaucoup de cas, affirme-t-il, les victimes sont des garçons. Cette clinique vétérinaire est une officine qui dépend du ministère provincial de l’Agriculture, A cet effet, il a appelé la population à faire attention aux chiens errants, faisant interdiction aux garçons de les provoquer.

L’officine fonctionne avec deux médecins chefs de service, à savoir le médecin chargé des soins préventifs, le Dr Kasongo, et celui chargé des soins thérapeutiques, le Dr Mola. Les deux services éprouvent d’énormes difficultés dans l’exercice de leurs fonctions car, dépourvus de sources de subvention sûre pour prendre en charge les vaccins et les sérums anti rage destinés à la population tant à titre préventif que thérapeuthique.

Il a indiqué que la plupart des personnes qui sont victimes de rage sont les plus démunis, qui ne peuvent pas supporter le coût élevé des médicaments antirabiques, hormis les honoraires.

ACP

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