Share
RDC : La répression, l’intimidation et assassinats pendant les élections . HRW préoccupée

RDC : La répression, l’intimidation et assassinats pendant les élections . HRW préoccupée

 

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) a déclaré mercredi 22 juillet à Kinshasa être “profondément” préoccupée par “le climat de répression” régnant selon elle en République démocratique du Congo à l’approche d’une série d’élections. “Bien que nous ayons pu observer certains progrès en ce qui concerne la lutte contre l’impunité et l’amélioration de la sécurité dans l’Est de la RDC, nous sommes profondément préoccupés par le climat de répression à l’approche des élections“, a déclaré le directeur exécutif de HRW, Kenneth Roth, lors d’une conférence de presse.
Depuis janvier, “des membres des forces de sécurité et des services de renseignement congolais ont agi durement contre des activistes, des dirigeants politiques et d’autres personnes qui se sont opposées à des tentatives visant à permettre au président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de la limite de deux mandats inscrite dans la Constitution“, a-t-il ajouté.
Interrogé par l’AFP, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a rejeté ces allégations.
C’est une définition abusive de la répression. Il y a une confusion de ces ONG comme HRW pour justifier leur présence“, a-t-il déclaré, “le président n’a jamais dit qu’il briguerait un troisième mandat”.
En janvier, plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, principalement à Kinshasa, lors de manifestations contre le pouvoir ayant tourné à la révolte populaire. Depuis lors, plusieurs dizaines d’opposants ou défenseurs des droits de l’Homme ont été arrêtés, pour des motifs n’ayant rien de politique, affirment les autorités, quand leurs partisans y voient un volonté de les faire taire.
Si bon nombre ont fini par être relâchés, plusieurs autres restent en détention préventive et sont jugés pour des affaires liées à la sûreté de l’Etat. M. Roth, qui a rencontré M. Kabila et d’autres responsables du gouvernement congolais, a affirmé les avoir appelés à “libérer immédiatement et inconditionnellement les prisonniers détenus en raison de leurs opinions politiques ou de leur participation à des activités pacifiques”.
La RDC est censée organiser à partir d’octobre une série d’élections devant culminer par la présidentielle de novembre 2016. L’opposition et une partie de la majorité soupçonnent M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de vouloir tout faire pour se maintenir au pouvoir au-delà du terme de son mandat. L’Est de la RDC est déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans.

AFP

Laisser un commentaire