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RDC : le chef de la MONACO Maman Sidikou condamne les affrontements meurtriers des demandeurs d’asile au Sud-Kivu

RDC : le chef de la MONACO Maman Sidikou condamne les affrontements meurtriers des demandeurs d’asile au Sud-Kivu

Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), a condamné ce samedi les actes de violence perpétrés à Kamanyola (province du Sud-Kivu) qui ont entraîné la mort de dizaines de personnes.

RDC : le chef de la MONACO Maman Sidikou condamne les affrontements meurtriers des demandeurs d’asile au Sud-Kivu
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Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), a condamné ce samedi les actes de violence perpétrés à Kamanyola (province du Sud-Kivu) qui ont entraîné la mort de dizaines de personnes.

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RDC : le chef de la MONUSCO condamne les affrontements meurtriers des demandeurs d'asile au Sud-Kivu

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Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), a condamné ce samedi les actes de violence perpétrés à Kamanyola (province du Sud-Kivu) qui ont entraîné la mort de dizaines de personnes.

“Je suis profondément choqué par le nombre élevé de victimes civiles qui étaient venues chercher refuge en République démocratique du Congo et je condamne toute forme de violence entre communautés”, a déclaré M. Sidikou, qui est également chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

Vendredi, des heurts entre des demandeurs d’asile et des réfugiés burundais et les forces de défense et de sécurité congolaises auraient entraîné la mort d’au moins 36 réfugiés et un officier congolais. 117 autres personnes seraient blessées.

Selon des rapports crédibles reçus par la MONUSCO, les demandeurs d’asile et réfugiés burundais ont manifesté contre les autorités locales suite à la reconduction à la frontière de quatre d’entre eux. Un officier des Forces armées de la RDC a été tué dans les heurts entre les deux parties, ce qui a entraîné une escalade de la violence.

En réponse, les forces de défense et de sécurité congolaises auraient ouvert le feu sur les manifestants de façon disproportionnée.

Le chef de la MONUSCO a rappelé l’obligation pour les forces de défense et de sécurité de ne recourir à la force qu’en dernier recours, en respect des principes de nécessité, proportionnalité et légalité, conformément aux standards internationaux.

M. Sidikou a appelé les autorités à ouvrir promptement des enquêtes judiciaires afin de faire la lumière sur les faits et de rendre justice aux victimes.

Ce samedi, la MONUSCO a déployé des équipes sur le terrain afin de déterminer avec précision les circonstances des affrontements. Par ailleurs, elle apporte une assistance au tri, aux soins et à l’évacuation des blessés.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, on recense actuellement 44.000 réfugiés burundais en RDC.

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