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RDC : L’Opposition boycott les débats sur un projet de loi au Parlement

RDC : L’Opposition boycott les débats sur un projet de loi au Parlement

Une session de la nouvelle assemblée nationale de la RDC au Palais du Peuple Kinshasa, le 20/02/2012. Radio Okapi/Ph. Aimé-NZINGA


 

Un grand nombre des députés de l’opposition ont claqué la porte de la plénière samedi 25 juillet. Ils refusent de prendre part aux débats sur un projet de loi portant approbation des annexes électorales du 12 février 2015, une matière non inscrite à l’ordre du jour, selon l’opposition. Ce texte remplacerait le projet de loi portant répartition des sièges pour les élections provinciales et locales qui avait déjà été rejeté à la fin de la dernière session parlementaire et qui avait l’objet d’une controverse à l’ouverture de la présente session extraordinaire.

A l’exception de ceux qui avaient répondu aux consultations du président Kabila, tous les autres députés de l’opposition ont boycotté la plénière samedi 25 juillet.

Maître Jean-Baudouin Mayo, député UNC a refusé de participer à cette session. « Lorsque vous prenez la décision de convocation de la présente session extraordinaire, vous ne nous verrez nulle part. Le projet de loi portant approbation des annexes à la loi électorale, vous ne trouverez pas ça. Vous trouverez plutôt projet de loi portant répartition de sièges, ce n’est pas la même chose. »

Pour le député Ecidé, Martin Fayulu, le pouvoir veut opérer un passage en force. « Monsieur Kabila, monsieur Minaku, monsieur Boshab et les membres de la Céni veulent faire un passage en force et nous ne pouvons pas les accompagner », martèle-t-il.

Christophe Lutundula, député de la majorité, réplique : « Le problème ne porte pas tant sur la forme, parce que la fois dernière nous avons approuvé la répartition des sièges à l’Assemblée nationale par une loi. Deuxième élément, ce qui est présenté est supportable et cela permet des élections apaisées, des élections crédibles. La saisie de 5 millions de nouveaux électeurs, le chef de l’Etat en a reconnu la pertinence. Et c’est tout cela qu’il faut résoudre ! »

RFI

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