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RDC “pays” de tous les excès : des magistrats “sans diplômes” dans la ligne de mire de Kinshasa

RDC “pays” de tous les excès : des magistrats “sans diplômes” dans la ligne de mire de Kinshasa

Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer “tout magistrat non éligible” dans la magistrature. 

Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer “tout magistrat non éligible” dans la magistrature, a indiqué mardi le ministre congolais de la Justice et Garde de sceaux Alexis Ntambwe joint par Anadolu. 

RDC “pays” de tous les excès : des magistrats “sans diplômes” dans la ligne de mire de Kinshasa
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Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer "tout magistrat non éligible" dans la magistrature.  Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer "tout magistrat non éligible" dans la magistrature, a indiqué mardi le ministre congolais de la Justice et Garde de sceaux Alexis Ntambwe joint par Anadolu. 

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RDC pays de tous les excès : des magistrats "sans diplômes" dans la ligne de mire de Kinshasa

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Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer “tout magistrat non éligible” dans la magistrature.

Kinshasa a instruit au parquet général d’ouvrir une enquête et traquer “tout magistrat non éligible” dans la magistrature, a indiqué mardi le ministre congolais de la Justice et Garde de sceaux Alexis Ntambwe joint par Anadolu.

La magistrature congolaise est “infectée” a déclaré Ntambwe signataire d’une correspondance adressée notamment au président de la Cour constitutionnelle à qui il confirme “qu’il y avait des gens qui étaient dans la magistrature sans le mériter”.

Dans la correspondance consultée mardi par Anadolu, le ministre congolais étaye le cas d’un procureur “qui n’a pas fait des études de droit” et d’un Juge dans un tribunal de la capitale Kinshasa.

Ces derniers “doivent quitter la profession et faire face à la justice” a-t- il assuré affirmant avoir donné des “injonctions” au procureur général de la République pour lancer “sans tarder” des poursuites contre tous les “non éligibles” dans la profession.

La plupart des “faussaires” ont intégré la profession en 2009, lorsque Kinshasa cherchait 1000 magistrats pour combler les vides au sein de la magistrature. Malheureusement, regrette le ministre, “beaucoup de recrus n’auraient jamais dû être dans ce corps d’élite”.

En Octobre dernier, il avait, lors de la cérémonie officielle marquant la rentrée judiciaire, critiqué la justice congolaise qui est “infectée par plusieurs maux” et “lenteurs”.

De nombreuses personnes sont détenues depuis de longues années dans les prisons congolaises sans régularisation de leur détention et sans qu’elles ne soient non plus présentées devant la juridiction du jugement “tout simplement parce que l’inculpé ou sa famille n’ont pas satisfait aux exigences pécuniaires du magistrat instructeur ou de son office” déclarait-il, soutenant que les délais des prononcés sont “rarement respectés”.

La même source avait affirmé que l’arrestation et la détention sont devenues “un instrument d’intimidation et de terreur contre les inculpés pour les amener à libérer leurs avoirs”.

L’interférence des autorités politiques dans la procédure judiciaire “impacte négativement la justice” congolaise et “mettent à mal l’indépendance de la magistrature” selon le même responsable pour qui ce tableau “sombre” est l’image “actuelle” de la justice en RDC.

Agence AA

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