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RDC/Elections: énième ultimatum adressé par l’opposition à Kabila 

RDC/Elections: énième ultimatum adressé par l’opposition à Kabila 

Le président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition, Pierre Lumbi, a déclaré que si les élections ne sont pas organisées cette année, elles le seront sans le Président Joseph Kabila.

RDC/Elections: énième ultimatum adressé par l’opposition à Kabila 
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Le président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition, Pierre Lumbi, a déclaré que si les élections ne sont pas organisées cette année, elles le seront sans le Président Joseph Kabila.

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RDC/Elections: énième ultimatum adressé par l'opposition à Kabila 

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Le président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition, Pierre Lumbi, a déclaré que si les élections ne sont pas organisées cette année, elles le seront sans le Président Joseph Kabila.

Le président du conseil des sages du Rassemblement de l’opposition, Pierre Lumbi, a déclaré que si les élections ne sont pas organisées cette année, elles le seront sans le Président Joseph Kabila, a rapporté lundi la radio onusienne en RDC, Radio Okapi.

“Notre position est claire et nette. Si d’ici le 31 décembre 2017, il n’y a pas d’élections ou s’il n’y a pas des signaux clairs et précis, avec des garanties de la communauté internationale, nous irons aux élections sans le président Joseph Kabila. D’autres précisions viendront. Mais pour le moment, contentez-vous de ce que nous vous disons”, a souligné Lumbi dans une interview à Radio Okapi.

Il a, en outre, estimé, que la Commission électorale indépendante (Céni) a eu le temps nécessaire pour que les élections soient organisées au bon moment.

“La Céni a eu six ans pour préparer les élections. Depuis 2012, après les élections de 2011, chaque année, la Céni avait un budget que lui affectait l’Assemblée nationale. Ce budget variait entre 250 et 500 millions de dollars par an. Pendant six ans, la Céni était incapable d’organiser les élections. Et Nangaa nous demande de lui ajouter 504 jours. Ce n’est pas du tout sérieux [rires]”, a-t-il souligné.

Lumbi défend, par ailleurs l’application de l’accord du 31 décembre 2016, qui “constitue, à côté de la constitution, deux instruments qui vont guider le pays dans les jours à venir”.

“Rien ne nous sera donné si nous-mêmes Congolais, nous ne nous engageons pas à nous libérer nous-mêmes. C’est pour ça que nous lançons un appel au peuple congolais, afin qu’il se prépare à des actions que le Rassemblement va lancer dans les semaines à venir”, a-t-il encore lancé.», indique Pierre Lumbi.

Au fur et à mesure qu’on s’approche de la fin de l’année, date à laquelle les élections sont censées se tenir, les tensions politiques vont crescendo en RDC.

Le flou entourant la tenue effective des élections et les récentes déclarations de la Commission électorale quant à l’impossibilité de les organiser avant avril 2019, attisent la colère de l’opposition et de la société civile.

Vendredi dernier, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley en visite dans ce pays avait exigé des élections en 2018 , soulignant que Kinshasa ne pourra plus, le cas échéant, compter sur le soutien des Etats-Unis et de la communauté internationale.

Une position qui ne fait pas l’unanimité du côté de l’opposition et de la société civile dont certains ont qualifié la déclaration de Haley de “favorable au camp Kabila, étant donnée qu’elle entérine son maintien au pouvoir pour une année supplémentaire”.

Au pouvoir depuis 2001, Kabila est accusé par l’opposition et la société civile de manœuvrer pour retarder « indéfiniment » les élections. La Constitution l’autorise à rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur mais lui interdit de se représenter pour un troisième mandat. Agence AA

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