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Sao Tomé/Présidentielle : le président sortant boycotte le second tour prévu le 7 août

Sao Tomé/Présidentielle : le président sortant boycotte le second tour prévu le 7 août

Sao Tomé/Présidentielle : le président sortant boycotte le second tour prévu le 7 août
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Le président sortant de Sao Tomé et Principe Manuel Pinto da Costa, candidat à sa propre succession a annoncé mardi qu’il ne prendrait pas part au second tour de la présidentielle dans son pays prévu dimanche. Mardi, il a dénoncé des “fraudes” lors du premier tour et exigé l’annulation de tout le processus électoral.

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Sao Tomé/Présidentielle : le président sortant boycotte le second tour prévu le 7 août

Le président sortant de Sao Tomé et Principe Manuel Pinto da Costa, candidat à sa propre succession a annoncé mardi qu’il ne prendrait pas part au second tour de la présidentielle dans son pays prévu dimanche. Mardi, il a dénoncé des “fraudes” lors du premier tour et exigé l’annulation de tout le processus électoral.

Pourtant qualifié lors du premier tour de la présidentielle de juillet dernier avec 24,83 % des voix derrière Evaristo Carvalho (49,8 %), le candidat du Premier ministre Patrice Trovoada, selon les résultats définitifs du premier tour publiés il y a une semaine par le Tribunal constitutionnel, Manuel Pinto da Costa demande tout simplement que soit annulé tout le processus électoral en cours.

Ce dernier a dénoncé des “fraudes” lors du premier tour le 17 juillet, dans une lettre au Tribunal constitutionnel rendue publique mardi.

Une élection à rebondissement qui a vu M. Carvalho le candidat du parti au pouvoir, vainqueur dès le premier tour avec 50,1 % par la Commission électorale qui s’est ensuite ravisée, en invoquant un scrutin différé dans une petite localité et le vote de la diaspora.

“Personne ne peut être candidat à l‘élection présidentielle contre sa volonté”, fait-il valoir dans sa lettre datée du 1er août.
Une réticence déjà exprimée lors du premier tour de l‘élection par le candidat sortant qui montrait clairement sa désapprobation face au processus électoral.

“Continuer à participer à un tel processus électoral reviendrait à le cautionner. Je ne le fais pas en tant que candidat et encore moins en tant que président de la République”, avait argumenté M. Pinto da Costa après le premier tour.

Cette crise politique est inhabituelle dans le petit archipel d’Afrique centrale réellement démocratique depuis 1991, indépendant du Portugal depuis 1975, où le président arbitre, mais ne gouverne pas, laissant la réalité du pouvoir au Premier ministre.

Le développement est l’enjeu majeur pour les quelque 200.000 habitants de Sao Tomé et Principe, qui dépend à 90 % de l’aide internationale. AVEC AFP

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