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Séisme en Italie: 247 morts, le bilan ne cesse de grimper

Séisme en Italie: 247 morts, le bilan ne cesse de grimper

Séisme en Italie: 247 morts, le bilan ne cesse de grimper
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Les secouristes continuaient de fouiller des tonnes de décombres jeudi matin, après une nuit de recherches apparemment peu fructueuses, dans l'espoir de trouver de nouveaux survivants après le séisme qui a fait au moins 247 morts dans le centre de l'Italie. Le bilan des victimes n'a cessé de s'aggraver depuis la secousse meurtrière qui a ravagé et partiellement détruit plusieurs villages de montagne, à 3h36 mercredi matin. Rien n'indique qu'il soit définitif ni même proche de se stabiliser, faute d'évaluations précises sur le nombre de disparus.

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Séisme en Italie: 247 morts, le bilan ne cesse de grimper

Des secouristes prennent une pause à Amatrice, ville particulièrement détruite par le séisme. PHOTO EMILIO FRAILE, AP


Les secouristes continuaient de fouiller des tonnes de décombres jeudi matin, après une nuit de recherches apparemment peu fructueuses, dans l’espoir de trouver de nouveaux survivants après le séisme qui a fait au moins 247 morts dans le centre de l’Italie.

Le bilan des victimes n’a cessé de s’aggraver depuis la secousse meurtrière qui a ravagé et partiellement détruit plusieurs villages de montagne, à 3h36 mercredi matin. Rien n’indique qu’il soit définitif ni même proche de se stabiliser, faute d’évaluations précises sur le nombre de disparus.

«À Amatrice on est déjà au-dessus des 200 morts», a assuré jeudi matin Sergio Pirozzi, le maire de ce petit village du Latium, presque rayé de la carte. Ce chiffre n’a toutefois pas été confirmé officiellement. La responsable du département des situations d’urgence de la protection civile italienne, Immacolata Postiglione a indiqué jeudi matin devant la presse qu’il y avait quelque 264 blessés hospitalisés.

Elle n’a en revanche toujours pas donné d’indication sur le nombre de disparus. Des chiffres allant de moins de 50 à plusieurs centaines ont circulé toute la journée mercredi et il restait difficile jeudi d’avoir une évaluation précise, selon la protection civile. Pour l’hôtel Roma à Amatrice, désormais en ruine et dont la quarantaine de chambres étaient pour la plupart occupées, les autorités manquent ainsi d’information.

Un responsable à Amatrice de la protection civile, Luigi D’Angelo, a toutefois indiqué jeudi matin que le propriétaire de cet hôtel avait assuré aux secouristes que nombre de ses clients étaient parvenus à se mettre à l’abri au début du tremblement de terre.

La population de ces villages pittoresques et touristiques triple ou quadruple l’été, compliquant l’évaluation du nombre de personnes présentes sur les lieux au moment du drame. Amatrice, où est née la recette des spaghetti all’amatriciana, s’apprêtait de plus à fêter ce week-end la 50e édition d’un festival dédié à ce plat.

Pour faciliter le décompte des personnes à rechercher, le maire d’Arquata del Tronto, Aleandro Petrucci, a d’ailleurs lancé un appel aux rescapés ayant quitté son village, l’un des plus touchés.

Les secouristes italiens ont travaillé sans relâche toute la nuit dans l’inquiétude et le froid, avec des températures chutant sous les dix degrés dans cette région montagneuse. Des dizaines de répliques ont été ressenties dans la nuit, dont une assez forte vers 5h20 a provoqué de nouveaux dégâts, selon le témoignage de journalistes sur place.

Ces milliers de bénévoles et professionnels s’efforcent de détecter toute trace de vie, aussi minime soit-elle, après une nuit apparemment peu fructueuse. Mme Postiglione n’a en effet pas fait mention jeudi d’éventuels survivants retrouvés au cours des dernières heures. Mais, a souligné de son côté un responsable des pompiers, le dernier survivant du temblement de terre de L’Aquila en 2009 a été sauvé 72 heures après la catastrophe.

Sans une égratignure

Mercredi, après plus de quinze heures de travail acharné, les pompiers italiens avaient extrait vivante une fillette d’une dizaine d’années. La petite Georgia, sans une égratignure mais couverte de poussière, est restée impassible dans les bras de son sauveteur qui l’emportait au loin sous les vivats de la foule, selon des images de la télévision italienne. En revanche, sa petite soeur a été retrouvée morte.

Des dizaines de touristes ou d’habitants, ayant vu leur maison transformée en ruines, ont passé la nuit dans des villages de tentes ou, pour certains, dans leurs voitures.

Plus de 24 heures après le drame, des questions se posent aussi sur les raisons d’un bilan aussi lourd dans une zone relativement peu peuplée et composée uniquement de villages.

Le tremblement de terre à L’Aquila, non loin de la zone du séisme de mercredi, avait fait plus de 300 morts. Mais il s’agissait d’une ville de plusieurs dizaines de milliers d’habitants.

Le président du Conseil italien Matteo Renzi, interrogé mercredi sur ce point, a évoqué une caractéristique de très nombreux villages et bourgs italiens: l’existence de centres historiques datant de plusieurs siècles, «très beaux, mais qui risquent beaucoup plus».

Certains experts s’interrogent toutefois sur l’insuffisance de la prévention dans un pays pourtant très exposé aux risques sismiques. «Nous, géologues, nous disons depuis des années que nous sommes encore bien loin d’une culture de prévention», a ainsi déclaré le président du Conseil des géologues italiens Francesco Peduto.

Le chef du gouvernement, qui s’est rendu sur les lieux mercredi après-midi, doit présider jeudi en fin d’après-midi un conseil des ministres qui décidera l’état d’urgence pour les régions touchées par ce séisme.

«Un travail sérieux, continu, constant sera nécessaire au cours des prochains mois», a promis M. Renzi. «L’objectif est de construire et de repartir», a-t-il encore assuré.

Le maire d’Arquata l’espère car, sinon, a-t-il dit, son village et d’autres disparaîtront purement et simplement après avoir été réduits à des décombres comme après un bombardement.AFP

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