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SÉNÉGAL: LE PROCÈS DU MAIRE DE DAKAR RENVOYÉ DÈS L’OUVERTURE AU 3 JANVIER

SÉNÉGAL: LE PROCÈS DU MAIRE DE DAKAR RENVOYÉ DÈS L’OUVERTURE AU 3 JANVIER

Le procès pour “détournement de fonds publics” du maire de Dakar, Khalifa Sall, et de plusieurs de ses collaborateurs, s’est ouvert jeudi pour être aussitôt renvoyé au 3 janvier.

Le tribunal correctionnel de Dakar “renvoie d’office au 3 janvier en audience spéciale” le procès du maire de la capitale, en détention préventive depuis le 7 mars, et de ses coprévenus, a déclaré le président, Maguette Diop.

SÉNÉGAL: LE PROCÈS DU MAIRE DE DAKAR RENVOYÉ DÈS L’OUVERTURE AU 3 JANVIER
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Le procès pour "détournement de fonds publics" du maire de Dakar, Khalifa Sall, et de plusieurs de ses collaborateurs, s'est ouvert jeudi pour être aussitôt renvoyé au 3 janvier. Le tribunal correctionnel de Dakar "renvoie d'office au 3 janvier en audience spéciale" le procès du maire de la capitale, en détention préventive depuis le 7 mars, et de ses coprévenus, a déclaré le président, Maguette Diop.

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SÉNÉGAL: LE PROCÈS DU MAIRE DE DAKAR RENVOYÉ DÈS L'OUVERTURE AU 3 JANVIER

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Des gens attendent le 14 décembre 2017 d’entrer au Palais de justice de Dakar et assister à l’ouverture du procès du maire de la capitale sénégalaise, Khalifa Sall, accusé de détournement de fonds publics. | AFP/Archives | SEYLLOU


Le procès pour “détournement de fonds publics” du maire de Dakar, Khalifa Sall, et de plusieurs de ses collaborateurs, s’est ouvert jeudi pour être aussitôt renvoyé au 3 janvier.

Le tribunal correctionnel de Dakar “renvoie d’office au 3 janvier en audience spéciale” le procès du maire de la capitale, en détention préventive depuis le 7 mars, et de ses coprévenus, a déclaré le président, Maguette Diop.

Les avocats de la défense ont de nouveau dénoncé la “précipitation” avec laquelle l’instruction a été bouclée, selon eux, affirmant en avoir appris la clôture par la presse vendredi.

Le président du tribunal a appelé les protagonistes à “rester sereins” lors des débats, parfois houleux, en présence de nombreux partisans de Khalifa Sall qui occupaient la majeure partie des sièges de la salle du Palais de justice, a constaté un journaliste de l’AFP.

Les huit accusés doivent répondre de dépenses “non justifiées” de plus de 2,7 millions d’euros prélevés sur plusieurs années, selon la justice, dans les caisses de sa mairie, ce qu’ils nient.

Au terme de l’audience, le maire de Dakar, en boubou blanc comme l’ensemble des prévenus, a salué de la main, souriant, ses soutiens qui l’acclamaient en scandant son prénom.

Un important dispositif de sécurité était déployé autour du tribunal pour prévenir tout débordement, mais aucun incident n’a eu lieu. “Khalifa président!”, ont scandé ses partisans à l’issue de l’audience.

Considéré comme un probable candidat à l’élection présidentielle de 2019 contre Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, s’il peut se présenter, le maire de Dakar a été élu député aux législatives du 30 juillet, malgré sa détention. L’Assemblée nationale a levé le 26 novembre son immunité, ouvrant la voie à un procès.

Ses partisans imputent ses déboires judiciaires à son statut de dissident du Parti socialiste (PS), membre de la coalition présidentielle, des soupçons rejetés par les responsables du pouvoir.

La Ville de Paris a adopté mardi un voeu pour créer un “observatoire international des maires en danger” afin d’aboutir à un statut protecteur pour ces élus, citant le cas de Khalifa Sall, “emprisonné à cause de son bilan et de ses ambitions politiques”.

La mairie de Paris a également annoncé que, pour veiller à un procès équitable, elle sollicitait l’intervention d’avocats français de renom, qui se sont associés à la demande de renvoi de la défense.

Toutes les démarches depuis des mois une remise en liberté du maire de Dakar ont échoué. La semaine dernière, le doyen des juges d’instruction a refusé le dépôt d’une caution qui lui aurait permis de comparaître libre.

Khalifa Sall a présenté à Dakar une liste dissidente victorieuse aux élections locales de 2014. Il a ensuite multiplié les critiques contre la coalition présidentielle, appelant notamment à voter non au référendum constitutionnel du 20 mars 2016.

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