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Syrie: les États-Unis vont déployer 200 soldats supplémentaires, pour reprendre la ville de Raqa à EI

Syrie: les États-Unis vont déployer 200 soldats supplémentaires, pour reprendre la ville de Raqa à EI

Syrie: les États-Unis vont déployer 200 soldats supplémentaires, pour reprendre la ville de Raqa à EI
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Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a annoncé samedi le prochain déploiement de 200 soldats supplémentaires en Syrie pour aider des forces locales à reprendre la ville de Raqa au groupe jihadiste État islamique (EI).

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Syrie Les États-Unis vont déployer 200 soldats supplémentaires

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a annoncé samedi le prochain déploiement de 200 soldats supplémentaires en Syrie pour aider des forces locales à reprendre la ville de Raqa au groupe jihadiste État islamique (EI).

«Les États-Unis vont déployer quelque 200 soldats supplémentaires en Syrie, incluant des forces spéciales, des formateurs, des conseillers et des équipes (d’experts) en explosifs», a déclaré le chef du Pentagone, qui s’exprimait devant un forum sur la sécurité régionale à Manama.

Ces militaires se joindront à quelque 300 soldats des forces spéciales américaines, déjà déployés en Syrie pour conseiller la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui mène une offensive pour chasser l’EI de la ville septentrionale de Raqa.

Ces militaires au sol guident aussi les bombardements de la coalition internationale contre l’EI, pilotée par les États-Unis.

La coalition arabo-kurde a affirmé avoir terminé la première phase de son opération et se trouve à environ 25 kilomètres de Raqa.

Washington cherche également à «empêcher l’EI de trouver un sanctuaire au-delà de Raqa», a ajouté M. Carter devant les participants au forum, organisé par l’Institut international des études stratégiques (IISS).

Les États-Unis appuient également les forces irakiennes qui mènent une vaste bataille depuis le 17 octobre pour reprendre aux jihadistes leur bastion de Mossoul dans le nord de l’Irak, pays voisin de la Syrie.

«C’est une mission complexe qui prendra du temps, mais je suis confiant que les jours de l’EI à Mossoul sont comptés», a commenté le chef du Pentagone.

Avec l’offensive contre Mossoul et Raqa, la coalition internationale contre l’EI a atteint «une étape cruciale», a estimé M. Carter.

Quel sera l’avenir de l’EI si les deux principales villes contrôlées par les jihadistes tombent? «Nous devons être prêts à tout», a dit M. Ashton. Des experts estiment que le groupe extrémiste pourrait recourir à une technique de guerre impliquant attentats suicides et attaques éclairs pour maintenir l’instabilité.

Le chef du Pentagone a par ailleurs déploré «certaines imperfections» dans la réponse régionale à l’EI.

«Certaines des puissances régionales ici au Moyen-Orient n’ont pas atteint le plein potentiel qu’on pourrait espérer», a-t-il dit, sans citer nommément aucun des alliés des États-Unis dans la région.

Ces alliés pourraient faire plus, politiquement et économiquement, pour aider les forces locales impliqués dans le combat contre les jihadistes en Irak et en Syrie, a-t-il ajouté, soulignant que «l’intérêt mutuel commande un engagement mutuel».

Des monarchies du Golfe, dont l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, sont membres de la coalition internationale et ont à ce titre participé aux frappes contre l’EI. Mais depuis mars 2015, elles ont concentré leurs opérations au Yémen où elles interviennent en soutien au gouvernement contre les rebelles chiites Houthis.

Ces monarchies n’ont cependant pas caché leur déception face à l’hésitation de l’administration du président Barack Obama à s’impliquer davantage dans la guerre contre le régime du président syrien Bachar al-Assad et à l’amorce par Washington d’une ouverture envers l’Iran, leur principal rival régional.

Mais M. Carter a voulu rassurer: «Le département de la Défense a la capacité et la détermination à rester le meilleur partenaire en matière de sécurité pour cette région».

Ashton Carter qui venait d’Afghanistan, effectue sa dernière tournée avant la passation de pouvoir à son successeur, l’ex-général James Mattis. AFP

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