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Tidjane Thiam : bientôt un Franco-Ivoirien à la tête du FMI ? « Mal-aimé de la France »

Tidjane Thiam : bientôt un Franco-Ivoirien à la tête du FMI ? « Mal-aimé de la France »

Le nom de Tidjane Thiam est avancé pour prendre la tête du FMI à la place de Christine Lagarde. Ce Franco-Ivoirien a un parcours époustouflant. Un dirigeant prometteur, qui connaît autant le monde de la finance que celui de la politique.

Il est le directeur général du Crédit Suisse et son nom circule actuellement dans les couloirs de l’Elysée et de Matignon. Tidjane Thiam pourrait en effet être le candidat idéal de la France pour briguer la succession de Christine Lagarde au Fonds monétaire international (FMI). Cette dernière, ébranlée par l’arbitrage dans l’affaire qui a opposé Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, est dans une situation délicate. Pour conserver les chances hexagonales de garder les commandes de l’institution financière, le nom de Tidjane Thiam a été avancé, selon Le Canard Enchaîné, cité par Jeune Afrique.

« Concentré sur le Crédit Suisse »

Bien évidemment, Tidjane Thiam dément avoir été approché pour prendre potentiellement les rênes du FMI. « J’ai un travail important à accomplir et je le ferai au mieux de mes capacités », dit-il, assurant qu’« il ne faut pas spéculer. » Le Franco-Ivoirien a été sollicité par les médias suisses, français, mais aussi américains. Et toujours la même réponse : « Je suis très concentré sur Crédit Suisse et sur les engagements que j’ai pris pour Crédit Suisse », dit-il pour balayer à nouveau les rumeurs. Et le patron du Crédit Suisse de surenchérir : « Je n’ai eu qu’une seule stratégie dans ma carrière, celle de faire bien le travail qui est le mien. » Pourtant, dans les arcanes du pouvoir français, on sait que Tidjane Thiam est un candidat au fort potentiel.

Tidjane Thiam balaie les rumeurs

« Mal-aimé de la France »

Le natif d’Abidjan a gravi les échelons un par un. Tidjane Thiam a un parcours remarquable : en 1984, il est le premier Ivoirien à être diplômé de Polytechnique. Deux ans plus tard, il est major de promotion à l’Ecole nationale supérieure des mines de Paris. Une scolarité quasi parfaite, qui amène le jeune homme, aujourd’hui âgé de 43 ans, à New York, avant de revenir à Paris. Mais, explique l’un de ses proches, Tidjane Thiam « se considère comme un mal-aimé de la France. » Il décide alors de revenir dans son pays d’origine, où il sera, entre 1994 et 2000, tour à tour directeur du plan, puis ministre de la Planification et du Développement. Si le Forum économique mondial de Davos l’a inscrit dans la liste des « 100 jeunes décideurs du monde de demain » en 1998, ce n’est pas pour rien. Le FMI pourrait être une étape supplémentaire dans son CV déjà bien rempli.

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