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Togo/Dialogue: L’opposition renonce à la constitution de 1992, “sous conditions”

Togo/Dialogue: L’opposition renonce à la constitution de 1992, “sous conditions”

Face au refus du pouvoir d’entendre parler «du retour à la constitution de 1992 », l’opposition accepte une réforme en 5 points de la constitution, avec transition.

Togo/Dialogue: L’opposition renonce à la constitution de 1992, “sous conditions”
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Face au refus du pouvoir d’entendre parler «du retour à la constitution de 1992 », l’opposition accepte une réforme en 5 points de la constitution, avec transition.

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Togo/Dialogue: L’opposition renonce à la constitution de 1992, "sous conditions"

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Dans le cadre des négociations, en cours, avec le gouvernement du président togolais Faure Gnassingbé, sous l’égide du facilitateur Nana Addo Akufo, président du Ghana, la coalition de 14 partis de l’opposition togolaise a accepté de renoncer à la constitution originelle de 1992 “sous certaines conditions”.

Lors d’une conférence de presse tenue lundi soir, l’opposition a annoncé “ses limites” durant les négociations, notamment l’exclusion de toute candidature de Faure Gnassingbé en 2020.

«Nous ne le permettrons jamais. Jamais de la vie. Faure Gnassingbé a signé en 2006 un accord que s’il avait accepté d’exécuter, devrait le faire partir du pouvoir depuis 2015», a insisté Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise pendant la rencontre avec la presse au siège de la CDPA, Convention Démocratique des Peuples Africains, membre de la coalition.

«Il ne peut quand même pas espérer qu’on accepte que les trois mandats qu’il a déjà exercés comptent pour [du beurre]. Il se trompe. On ne l’acceptera jamais, jamais», a-t-il poursuivi.

«L’accepter c’est nous prendre pour des imbéciles», a-t-il poursuivi en demandant aux Togolais de s’apprêter pour les «soutenir massivement dans le maintien de cette position».

Selon la déclaration liminaire présentée par l’opposition, au lieu du «retour à la constitution de 1992», le facilitateur a demandé à la coalition une autre option pour arriver aux réformes voulues.

La coalition se dit, donc, prête à abandonner cette expression, pour un accord qui débouchera sur une transition politique avec des réformes qui portent sur 5 points essentiels de la constitution actuellement en vigueur.

Il s’agit notamment des conditions d’éligibilité du président de la République, la limitation du nombre de mandats avec la mention «en aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats», le mode de scrutin uninominal à deux tours pour l’élection présidentielle, les prérogatives et le mode de désignation du Premier ministre et la recomposition de la Cour constitutionnelle.

La partie gouvernementale tient à la possibilité de candidature pour Faure Gnassingbé en 2015 dans l’accord qui pourrait intervenir au terme du dialogue en cours depuis le 19 février dernier.

Les deux parties ont déjà fait des propositions selon leur voie de sortie de crise au facilitateur pour des réformes acceptables.

A la suspension des travaux vendredi dernier, la facilitation a indiqué que «chaque partie devra étudier le document de proposition de l’autre» durant la période de suspension pour que s’ouvre le vrai débat sur le sujet lors de la prochaine séance.

Le blocage est réel et le facilitateur en est conscient et croit en une issue favorable. Nana Akufo Addo va engager de nouvelles consultations sur le sujet d’ici la prochaine rencontre de ce dialogue.

Pour rappel, Faure Gnassingbé est au pouvoir depuis la mort de son père Eyadema en 2005. Ce dernier avait été Président depuis 1967, soit 38 ans.

AGENCE AA Alphonse Logo

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