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TRAIN DÉRAILLÉ AU CAMEROUN: PLAINTE CONTRE UNE FILIALE DE BOLLORÉ

TRAIN DÉRAILLÉ AU CAMEROUN: PLAINTE CONTRE UNE FILIALE DE BOLLORÉ

TRAIN DÉRAILLÉ AU CAMEROUN: PLAINTE CONTRE UNE FILIALE DE BOLLORÉ
Summary:
Une plainte contre X a été déposée en France auprès du parquet de Nanterre après la catastrophe ferroviaire meurtrière d'Eseka, au Cameroun, le 21 octobre, mettant notamment en cause Camrail, filiale camerounaise du groupe Bolloré, ont annoncé jeudi deux des organisations plaignantes.

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TRAIN DÉRAILLÉ AU CAMEROUN: PLAINTE CONTRE UNE FILIALE DE BOLLORÉ

Des passagers s’échappent des wagons après le déraillement d’un train, le 21 octobre 2016 à Eseka, au Cameroun | AFP/Archives | STRINGER


Une plainte contre X a été déposée en France auprès du parquet de Nanterre après la catastrophe ferroviaire meurtrière d’Eseka, au Cameroun, le 21 octobre, mettant notamment en cause Camrail, filiale camerounaise du groupe Bolloré, ont annoncé jeudi deux des organisations plaignantes.

La plainte vise des faits « d’homicides involontaires, de blessures involontaires suivies d’incapacité de travail, de blessures involontaires sans incapacité de travail, de non-assistance à personnes en danger et de mise en danger de la vie d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de sécurité et de prudence », selon un communiqué conjoint du Syndicat professionnel des conducteurs de train du Cameroun et du Comité de libération des prisonniers politiques (CL2P), une organisation d’opposition basée en France.

Le Groupe de solidarité aux victimes du 21 octobre à Eseka, chapeauté par le CL2P, est également plaignant, selon la plainte dont l’AFP a eu copie.

Les plaignants mettent en cause « la gouvernance du secteur du transport ferroviaire par l’État du Cameroun » et veulent connaître « les conditions » dans lesquelles la Régie nationale des chemins de fer camerounais a été « privatisée », la concession « renouvelée », et « certaines obligations à la charge du concessionnaire (Camrail) manifestement méconnues ».

Ils dénoncent notamment « l’exécution de ses missions de service public par le concessionnaire avec des voitures mettant continuellement en danger la sécurité du personnel et des utilisateurs du train camerounais ».

Camrail est contrôlé à hauteur de 77,4% par le groupe Bolloré, dont le siège est à Puteaux, près de Paris. Porter plainte à Nanterre, « c’était le moyen d’agir au plus près de celui qui contrôle le capital », a expliqué à l’AFP Me Stéphane B. Engueleguele, avocat des plaignants.

« Il s’agit que la vérité se manifeste sur les circonstances de la catastrophe, que les victimes obtiennent la réparation intégrale de leur préjudice, et que les manquements survenus au cours du démantèlement du patrimoine national camerounais soient sanctionnés », indique le communiqué.

Le train qui a déraillé circulait à une vitesse « anormalement élevée », avait noté un haut responsable de l’entreprise Bolloré, quatre jours après la catastrophe. Deux enquêtes, judiciaire et gouvernementale, sont en cours. 79 personnes sont décédées dans l’accident, et au moins 550 ont été blessées.

Le train, qui assurait la liaison entre Yaoundé et la capitale économique Douala, était bondé lorsqu’il a déraillé près de la gare d’Eseka (200 km au sud de Yaoundé). Quelques heures auparavant, un pont s’était effondré sur l’axe routier reliant les deux villes, interrompant toute circulation. Les voyageurs s’étaient donc rabattus en masse sur la liaison ferroviaire. afp

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