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Trump-Clinton: après le débat, la course repart

Trump-Clinton: après le débat, la course repart

Trump-Clinton: après le débat, la course repart
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Hillary Clinton et Donald Trump repartent mardi en campagne dans des États-clés de l'élection présidentielle de novembre, après un premier débat télévisé vif et tendu qui a remis en selle la démocrate. Les deux prétendants à la succession de Barack Obama capitaliseront chacun sur l'émission, regardée par des dizaines de millions d'électeurs, lors de réunions en Caroline du Nord pour Hillary Clinton et en Floride pour Donald Trump, deux grands États où ils sont au coude à coude.

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Trump-Clinton: après le débat, la course repart

Les premiers commentaires et sondages sur le vif, certes imprécis, donnaient l’avantage à Hillary Clinton. La chaîne CNN a interrogé 521 électeurs potentiels qui ont trouvé à 62% contre 27 que cette dernière avait gagné. AFP


Hillary Clinton et Donald Trump repartent mardi en campagne dans des États-clés de l’élection présidentielle de novembre, après un premier débat télévisé vif et tendu qui a remis en selle la démocrate.

Les deux prétendants à la succession de Barack Obama capitaliseront chacun sur l’émission, regardée par des dizaines de millions d’électeurs, lors de réunions en Caroline du Nord pour Hillary Clinton et en Floride pour Donald Trump, deux grands États où ils sont au coude à coude.

Après deux semaines noires et une pneumonie, Hillary Clinton a montré lundi soir à ses partisans qu’elle n’avait rien perdu de sa vigueur, le républicain n’ayant pas réussi à la déstabiliser.

Les premiers commentaires et sondages sur le vif, certes imprécis, donnaient l’avantage à Hillary Clinton. La chaîne CNN a interrogé 521 électeurs potentiels qui ont trouvé à 62% contre 27 que cette dernière avait gagné.

Reste à savoir si le débat aura un effet sur les Américains qui restent indécis à 42 jours du scrutin. Les sondages montraient auparavant un resserrement de la course, Hillary Clinton recueillant 43% des intentions de vote contre 41,5% pour Donald Trump, selon la moyenne calculée par le site Real Clear Politics.

Le milliardaire populiste a fait passer son message durant les 90 minutes d’échanges, reléguant sa rivale au rang des professionnels de la politique, au bilan lamentable. «Hillary a de l’expérience, mais de la mauvaise expérience», a-t-il dit, reprenant la posture de «l’outsider».

«Notre pays souffre à cause de mauvaises décisions prises par des gens comme Mme Clinton», a-t-il asséné.

Impact incertain

Mais la démocrate de bientôt 69 ans était préparée, glissant des saillies visiblement répétées, puisant dans le passé de «Donald», et profitant d’une partie internationale pour démontrer sa connaissance des dossiers.

L’objectif de l’ancienne secrétaire d’État, jugée indigne de confiance par quelque 60% des Américains, était aussi d’adoucir son image; elle est donc restée impassible, droite, souriante. Celle qui s’est souvent vu reprocher de crier en réunions a refusé tout pugilat, laissant Donald Trump l’interrompre.

Le républicain est apparu relativement discipliné, mais plus véhément qu’elle: agrippant son pupitre, soupirant, buvant de l’eau et agitant les mains. Il a contesté le modérateur, Lester Holt, qui le corrigeait sur l’affaire du lieu de naissance de Barack Obama.

«Donald Trump a eu trois bonnes semaines, mais cette série de succès a pris fin lundi soir», a dit à l’AFP John Hudak, expert de la Brookings Institution. «Il sera difficile pour un électeur indécis de sortir de ce débat avec la conviction que Donald Trump est mieux préparé pour la fonction présidentielle».

«Aucun candidat ne devrait prendre le large grâce à ce débat», prédit au contraire Michael Heaney, professeur de sciences politiques à l’Université du Michigan.

«Trump n’a pas explosé en vol», conclut Steffen Schmidt, politologue à l’Iowa State University. «Il s’est bien défendu».

«Endurance» de Clinton

Focalisé sur la conquête des électeurs de la classe moyenne, le populiste a emprunté aux registres de la droite et de la gauche pour dénoncer les effets nocifs de la mondialisation.

«Nous devons empêcher ces pays de voler nos entreprises et nos emplois», a-t-il dit, ciblant le Mexique et la Chine.

Sa dénonciation du traité de libre-échange nord-américain, signé par Bill Clinton en 1993, a placé Hillary Clinton sur la défensive, ainsi que les attaques sur le scandale de sa messagerie.

Mais il s’est retrouvé dans l’embarras plusieurs fois, notamment sur son refus de publier sa feuille d’impôts. Provoqué par Hillary Clinton, il a lâché que les années où il ne paya pas d’impôts prouvaient son intelligence. Il a oublié de rappeler aux téléspectateurs la phrase de la démocrate sur les partisans «pitoyables» du républicain.

Et quand il lui a reproché de s’être récemment cloîtrée chez elle, elle a répliqué: «Oui, je me suis préparée pour ce débat et je me suis aussi préparée pour la présidence, et je pense que c’est une bonne chose».

En fin de soirée, comme pour prouver son «endurance», Hillary Clinton s’est rendue dans une fête organisée par ses partisans, tandis que Donald Trump rentrait directement chez lui à New York. AFP

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