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TRUMP: L’IMMIGRATION EST “UN PRIVILÈGE, PAS UN DROIT”

TRUMP: L’IMMIGRATION EST “UN PRIVILÈGE, PAS UN DROIT”

TRUMP: L’IMMIGRATION EST “UN PRIVILÈGE, PAS UN DROIT”
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L'immigration est "un privilège, pas un droit", a déclaré vendredi le président américain Donald Trump lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont il a salué l'implication dans la lutte antiterroriste. "La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier. Sans aucun doute", a ajouté le président républicain, qui s'exprimait à la Maison Blanche.

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TRUMP: L'IMMIGRATION EST "UN PRIVILÈGE, PAS UN DROIT"

La chancelière allemande, Angela Merkel et le président américain Donals Trump à la Maison Blanche, le 17 mars 2017 à Washington | AFP | SAUL LOEB


L’immigration est “un privilège, pas un droit”, a déclaré vendredi le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont il a salué l’implication dans la lutte antiterroriste.

“La sécurité de nos citoyens doit toujours passer en premier. Sans aucun doute”, a ajouté le président républicain, qui s’exprimait à la Maison Blanche.

 

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi avoir assuré à nouveau la chancelière allemande Angela Merkel de son «fort soutien» à l’OTAN.

«J’ai redit à la chancelière Merkel mon fort soutien à l’OTAN tout comme le besoin pour nos alliés de l’OTAN de payer leur juste part pour la défense» de l’alliance, a déclaré M. Trump lors d’une conférence de presse commune avec Mme Merkel à la Maison-Blanche.

La dirigeante allemande a pour sa part assuré que «l’Allemagne devait augmenter ses dépenses» dans l’OTAN. «Nous nous engageons aujourd’hui à cet objectif de 2% (du produit intérieur brut, NDLR) jusqu’en 2024», a-t-elle déclaré.

«L’an dernier, nous avons augmenté nos dépenses de défense de 8% et nous allons travailler à nouveau là-dessus», a ajouté la chancelière.

Lors d’un entretien téléphonique en janvier, M. Trump et Mme Merkel avaient souligné «l’importance fondamentale de l’OTAN».

Pendant sa campagne, Donald Trump s’était pourtant montré très critique envers l’Alliance atlantique, qu’il avait qualifiée d’«obsolète». Il reproche régulièrement aux alliés de ne pas porter leur part du fardeau financier.

Le président républicain a personnellement accueilli son hôte à sa descente de voiture. Le rendez-vous, initialement prévu mardi, avait été repoussé en raison de l’arrivée d’une tempête de neige sur le nord-est des États-Unis.

Après un échange dans le Bureau ovale, les deux dirigeants ont participé à une conférence de presse commune prévue à 13 h 20.

« Je la respecte, je l’aime bien mais je ne la connais pas », déclarait M. Trump mi-janvier.

L’heure est venue de faire connaissance pour cet homme et cette femme au parcours, au style et aux choix politiques radicalement différents.

À l’approche du rendez-vous, l’exécutif américain a souligné la force de la relation avec l’Allemagne et insisté sur le fait que M. Trump entendait profiter de l’expérience de la chancelière, en particulier dans ses relations avec le maître du Kremlin Vladimir Poutine ou encore sur le dossier ukrainien.

Un responsable de la Maison-Blanche a prédit une « rencontre cordiale et très positive ». La chancelière se rend à Washington « l’esprit ouvert », a de son côté souligné un responsable gouvernemental allemand. « C’est toujours mieux de discuter ensemble que de parler les uns des autres ».

Mais les déclarations tonitruantes, parfois contradictoires, du président américain au cours des semaines écoulées donneront une coloration particulière à ce premier tête-à-tête.

M. Trump s’en est pris avec virulence à l’Europe – louant le « merveilleux » Brexit ou prédisant que d’autres pays quitteraient l’Union – mais a aussi attaqué frontalement l’Allemagne, dénonçant son rôle par trop dominant et qualifiant sa politique d’accueil des réfugiés de « catastrophique ».

« L’Allemagne regarde aujourd’hui les États-Unis avec un mélange de perplexité et d’inquiétude », résume Jeffrey Rathke, du Center for Strategic and International Studies (CSIS), soulignant à quel point l’administration Trump était impopulaire au sein de la première économie européenne.

« L’Amérique d’abord »

Pour Angela Merkel, qui vise un quatrième mandat et qui parlera donc aussi à ses compatriotes, cette visite s’apparente à un exercice d’équilibriste : confirmer la vigueur des liens transatlantiques, économiques comme militaires, tout en gardant une certaine distance avec l’équipe Trump.

Sur le fond, Mme Merkel devrait signifier son attachement au libre-échange au moment où la nouvelle administration, qui articule son action autour du slogan « L’Amérique d’abord », campe sur un discours résolument protectionniste.

La ministre allemande de l’Économie Brigitte Zypries a laissé planer vendredi la menace d’une plainte de son pays à l’OMC au cas où Washington concrétiserait son projet de taxe d’ajustement aux frontières (« border adjustment tax »). « L’incertitude » sur les intentions des États-Unis en matière commerciale « agit comme un poison » sur l’économie, a-t-elle mis en garde.

De son côté, la Maison-Blanche a clairement l’intention d’aborder la question de l’excédent commercial allemand.

Si les critiques américaines sur ce thème ne sont pas nouvelles, l’administration Trump a opté pour un ton nettement plus agressif. Fin janvier, Peter Navarro, conseiller du président, avait accusé Berlin « d’exploiter » d’autres pays de l’Union européenne et les États-Unis avec un euro « grossièrement sous-évalué » rendant ses produits plus compétitifs.

Autre point de friction qui semble inévitable : le climat, dont l’Allemagne entend faire un des sujets centraux du G20 qu’elle préside (sommet à Hambourg en juillet).

Dans son projet de budget dévoilé jeudi, Donald Trump a laissé peu de place au doute : au niveau national comme international, il entend faire des coupes claires dans la quasi-totalité des fonds consacrés à la lutte contre le changement climatique.

Le bouillonnant président républicain devrait une nouvelle fois insister sur une nécessaire hausse des dépenses militaires de ses partenaires au sein de l’OTAN. Berlin, qui dépense actuellement 1,2 % de son PIB pour sa défense, est d’accord pour viser à terme le seuil des 2 %, mais le débat politique reste très vif sur le calendrier. AFP

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