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Turquie: forte explosion près d’un QG de la police à Diyarbakir

Turquie: forte explosion près d’un QG de la police à Diyarbakir

Une forte explosion s’est produite mardi près d’un QG de la police turque dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est), faisant au moins quatre blessés, selon un correspondant de l’AFP et des sources médicales.

Turquie: forte explosion près d’un QG de la police à Diyarbakir
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Une forte explosion s'est produite mardi près d'un QG de la police turque dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est), faisant au moins quatre blessés, selon un correspondant de l'AFP et des sources médicales.

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Une forte explosion s’est produite mardi près d’un QG de la police turque dans la ville à majorité kurde de Diyarbakir (sud-est), faisant au moins quatre blessés, selon un correspondant de l’AFP et des sources médicales.

La déflagration, dont les causes n’étaient pas connues dans l’immédiat, a été entendue dans toute la ville. Elle s’est produite à cinq jours d’un référendum crucial en Turquie sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

Région sous tension

De nombreuses ambulances et des véhicules des forces de sécurité ont été dépêchés sur les lieux de l’explosion, selon le journaliste de l’AFP à Diyarbakir, “capitale” du sud-est à majorité kurde de la Turquie.

Cette région est le théâtre d’affrontements quasi-quotidiens entre les forces de sécurité et les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe classé “terroriste” par Ankara et ses alliés occidentaux.

Après la rupture d’un fragile cessez-le-feu visant à mettre fin à ce conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984, les violences entre le PKK et Ankara ont repris à l’été 2015.

La Turquie a également été frappée ces derniers mois par plusieurs attentats liés aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Le pays est en état d’alerte, à quelques jours du référendum, dimanche, sur une réforme constitutionnelle visant à renforcer les pouvoirs du président Erdogan.

Ce dernier affirme que cette réforme, qui lui donnerait la possibilité de rester au pouvoir jusqu’à au moins 2029, permettra de combattre plus efficacement les séparatistes kurdes.

Mais le chef de l’Etat turc est accusé de dérive autoritaire, notamment depuis le putsch manqué du 15 juillet qui a été suivi de purges, qui ont également visé les milieux prokurdes. Belga

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