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Fusillade à Las Vegas: un homme abat 59 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste

Fusillade à Las Vegas: un homme abat 59 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste

Un Américain sexagénaire a tué au moins 58 spectateurs d’un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des États-Unis. Au moins 515 personnes ont été blessées.

Fusillade à Las Vegas: un homme abat 59 personnes, le FBI écarte la piste jihadiste
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Un Américain sexagénaire a tué au moins 58 spectateurs d'un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l'histoire moderne des États-Unis. Au moins 515 personnes ont été blessées.

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Un Américain sexagénaire a tué au moins 58 spectateurs d’un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, commettant la pire fusillade de l’histoire moderne des États-Unis. Au moins 515 personnes ont été blessées.

Les Américains cherchaient lundi à comprendre pourquoi un mystérieux retraité a mitraillé les milliers de spectateurs d’un concert en plein air à Las Vegas dimanche soir. Les autorités ont d’ores et déjà rejeté une revendication de l’organisation État islamique.

Avec 59 morts et plus de 500 blessés, un sinistre record a été établi dans la capitale américaine du jeu.

Une fusillade a éclaté tard dimanche soir à Las Vegas, à proximité de l’hôtel-casino Mandalay Bay, faisant au moins vingt morts et plus d’une centaine de blessés, selon la police et les médias américains.
Perché dans un étage élevé d’un hôtel surplombant le concert, armé d’une dizaine de fusils et apparemment très préparé, le tireur était un Américain blanc de 64 ans, Stephen Craig Paddock, riche comptable à la retraite habitué des casinos. Il s’est suicidé avant que les policiers ne l’atteignent.
Plan Mandalay Bay

 

Le FBI a rejeté la piste d’un attentat jihadiste, face à une revendication de l’organisation Etat islamique, qui a qualifié le tireur de «soldat», converti il y a quelques mois à l’islam et nommé dans leur communiqué «Abou Abdelberr l’Américain».

«Nous n’avons établi aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international», a déclaré l’agent spécial de la police fédérale Aaron Rouse.

Le bilan, 58 morts et 515 blessés, dépasse celui de la boîte gaie d’Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient péri sous les balles d’un homme ayant déclaré son allégeance à l’EI. Jamais un homme seul n’a abattu autant de personnes aux États-Unis.

Le président Donald Trump, lors d’une déclaration à la Maison-Blanche lundi matin, n’a évoqué ni la question des armes à feu ni celle du terrorisme, appelant sobrement à l’unité du pays.

«Notre unité ne peut pas être brisée par le mal, nos liens ne peuvent pas être défaits par la violence et, bien que nous ressentions de la colère face à l’assassinat insensé de nos compatriotes, c’est l’amour qui nous définit aujourd’hui», a-t-il déclaré dans une allocution au ton grave.

Une minute de silence a été observée à la Maison-Blanche, où les drapeaux ont été mis en berne, comme au Congrès.

Le dirigeant se rendra mercredi à Las Vegas.

Pour Lorenzo Vidino, directeur du programme sur les extrémismes à l’université George Washington, l’EI a «tendance à revendiquer à peu près tout ce qui fait du bruit», et certaines revendications passées se sont révélées sans fondement.

Stephen Paddock s’était installé avec son arsenal au 32e étage de l’hôtel Mandalay Bay, massif établissement qui offrait une vue dégagée sur le festival de musique country «Route 91 Harvest», en contrebas, de l’autre côté du fameux Las Vegas Boulevard.

Plus de 22 000 spectateurs écoutaient le chanteur Jason Aldean, quand vers 22h08 heure locale, les premiers tirs ont retenti. Après un moment d’incrédulité, la panique saisit la foule.

De longues et terribles rafales sont audibles dans les innombrables vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Des gens tentent une échappée pour se mettre à couvert. D’autres se couchent à plat ventre, certains protégeant de leurs corps les plus vulnérables.

«Nous ne savions pas d’où venaient les tirs, donc on courait sans savoir où aller», a raconté à l’AFP Ralph Rodriguez, un consultant informatique venu de Los Angeles pour le festival. «On a emmené des gens qui saignaient, on leur disait: si vous pouvez tenir, tenez bon, faut partir».

Il s’est finalement échappé, sain et sauf, en escaladant avec d’autres une clôture de trois mètres.

Les mobiles du tireur sont inconnus à ce stade. Le shérif de Las Vegas, Joseph Lombardo, a qualifié l’homme de «loup solitaire».

Stephen Paddock vivait à Mesquite, à 120 kilomètres de Las Vegas, toujours dans le Nevada.

Son frère, Eric Paddock, a affirmé qu’il était «riche», n’avait «pas d’affiliation religieuse ou politique» et «n’était pas du tout un fan des armes».

Stephen Paddock n’avait jamais eu affaire avec la police, ce qui n’était pas le cas de son père, Patrick Benjamin Paddock, un braqueur de banques placé sur la liste des fugitifs les plus recherchés par le FBI dans les années 1960. Un père absent, selon Eric Paddock.

Le tueur était arrivé au Mandalay Bay le 28 septembre, et y a apporté lui-même les armes, a raconté le shérif, sans que le personnel de l’hôtel n’ait rien remarqué. A l’aide d’un outil comme un marteau, il a brisé les vitres de la chambre pour pouvoir mieux tirer, laissant deux trous sombres dans la façade dorée de l’édifice.

Le shérif a déclaré que l’homme s’est suicidé avant que les unités d’intervention de la police ne fassent exploser la porte de sa chambre, avant minuit. Au moins dix fusils y ont été retrouvés – 19, selon le New York Times, avec des centaines de munitions.

La compagne du tireur, une femme d’origine asiatique du nom de Marilou Danley, un temps recherchée, se trouvait en fait à l’étranger (la police n’a pas révélé où). Les forces de l’ordre lui ont parlé et elle n’est pas suspectée.

Après les expressions politiques de compassion et de solidarité, les démocrates ont exigé que le Congrès agisse, enfin, pour resserrer l’accès aux armes à feu.

Mais la Maison-Blanche a répondu que ce débat sur les armes était «prématuré», à ce stade préliminaire des investigations.

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