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RDC : Une centrale d’énergie photovoltaïque prévue pour les industries minières de la RDC  et le barrage d’Inga, on en fait quoi  ?

RDC : Une centrale d’énergie photovoltaïque prévue pour les industries minières de la RDC et le barrage d’Inga, on en fait quoi ?

Le ministère de l’Energie et  des ressources hydrauliques  prévoit la construction d’une centrale d’énergie photovoltaïque d’une puissance oscillant entre 100 et 200 mégawatts pour satisfaire à la demande des industries minières de la RDC.

Mme Magy Rwakabuba, vice-ministre de l’Energie a annoncé ce projet mercredi 15 juillet à Kinshasa, lors de la réunion du groupe thématique sectoriel Mines, énergie et hydrocarbures. Elle a indiqué que les opérateurs miniers  participeront à ce projet qui entend résorber le déficit d’énergie.

La vice-ministre a également rappelé la signature d’un traité avec l’Afrique du Sud pour la construction de la centrale d’Inga 3, basse  chute (4700 MW).

De son côté, le ministre des hydrocarbures, Crispin Atama- Thabe,  a informé les acteurs sur la promulgation imminente par le Chef de l’Etat de la loi du secteur. S’agissant du dégazage du Lac-Kivu, il a indiqué que cette opération nécessite un financement pour améliorer les conditions techniques d’exploitation et éviter la pollution de l’écosystème environnant, afin de garantir la sécurité de la RDC et du Rwanda.

M. Atama a fait savoir que le gouvernement a recouru à l’Université catholique de Bukavu qui dispose d’un laboratoire approprié dans ce domaine.

La conférence minière conditionnée par l’adoption du nouveau code minier

Pour sa part, le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a indiqué que la tenue d’une conférence minière en RDC dépend de l’adoption du nouveau code minier par le parlement. M. Kabwelulu, qui répondait, aux préoccupations des opérateurs miniers, de la société civile et des partenaires techniques et financiers au sujet du  code minier  en discussion au Parlement, a demandé aux opérateurs miniers de faire une évaluation permanente du niveau d’exécution des  décisions et d’en faire rapport à l’assemblée du groupe thématique.

Le ministre a été informé des avancées dans la mise en œuvre de la traçabilité des minerais confiée à l’ITIE(Initiative pour la transparence  des industries extractives), avant de révéler que le ministère a réalisé une moyenne mensuelle de 800 tonnes des minerais  dans les quinze staffs congolais grâce à une vingtaine de bureaux  installés dans  la partie Est de la RDC.

A cette occasion, le ministre Kabwelulu a interpellé les partenaires techniques et financiers, notamment la MONUSCO, l’USAID et l’OIM (organisation internationale de migration) pour l’installation des points de vente des minerais dans les endroits bien identifiés,  afin de garantir la traçabilité.

S’agissant de la qualification et de la validation des sites miniers,  le ministre des Mines a dit que le bureau de recherche géologique (BGR) a  déjà formé 75 inspecteurs qui n’attendent que la publication d’un arrêté  ministériel pour leur déploiement.

ACP

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