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USA : Jeb Bush abandonne la course à l’investiture républicaine

USA : Jeb Bush abandonne la course à l’investiture républicaine

Le fils et frère d’anciens présidents avait, pourtant, abordé l’investiture, en grand favori. Jeb Bush a obtenu, environ, 8% des suffrages, ce samedi, à la primaire de la Caroline du Sud. Il avait, déjà, réalisé de piètres performances, dans l’Iowa et le New Hampshire. «Le peuple de l’Iowa, du New Hampshire et de Caroline du Sud s’est exprimé, et je respecte sa décision», a-t-il déclaré.

Jeb Bush n’a pas réussi à transformer, dans les urnes, le net avantage financier dont il bénéficiait, grâce aux collectes de dons de 150 millions de dollars, en 2015. L’ex-gouverneur de Floride, âgé de 63 ans, semblait, pourtant, au départ, le meilleur espoir des Républicains, pour reconquérir la Maison-Blanche.

Après dépouillement, dans 99 % des bureaux de vote, Donald Trump s’impose avec 32,5 % des voix, devant Marco Rubio, (22,5 %), Ted Cruz, (22,3 %), Jeb Bush, (7,8 %), John Kasich, (7,6 %), et Ben Carson, (7,2 %).

En ce qui concerne l’homme d’affaires, Donald Trump, il a prouvé ,en huit mois, que sa candidature, à la Maison Blanche, n’avait rien de fantaisiste. A la grande stupéfaction du monde politique, sa victoire, aux primaires républicaines, est, désormais, du domaine du possible.

Sa candidature s’est muée en mouvement national de contestation contre les élites politiques et les “politiciens” traditionnels, un rassemblement hétéroclite de Républicains conservateurs, mais aussi, modérés, qui pourraient lui garantir la victoire finale, mais le trophée dépendra du comportement des autres candidats, encore, en course.

Tant que le reste des voix se divisera entre les autres candidats, Donald Trump semble assuré de rester en tête. Or, à partir du 15 mars, la plupart des Etats attribueront l’intégralité de leurs délégués au candidat, qui arrivera en tête des primaires. Il pourrait, donc, rafler la plupart des délégués nécessaires, pour décrocher l’investiture à la Convention de Cleveland, en juillet.

Mais si les autres candidats se retiraient, les électeurs pourraient, en théorie, faire émerger un homme capable d’unifier le camp anti-Trump. Dans son discours, samedi soir, Donald Trump a, donc, affirmé que «quand les gens se retireront, je récupérerai beaucoup de ces voix».

De fait, les électeurs n’obéissent pas, forcément, aux consignes de vote, ni aux prédictions des politologues. Ils peuvent être sensibles à des traits de personnalité plus qu’à des idées.

Le sénateur Ted Cruz, champion de la droite religieuse, a du mal à dépasser le noyau ultra-conservateur, mais il semble déterminé à s’accrocher jusqu’au bout. Marco Rubio, aussi, qui a, encore, consolidé, samedi, sa place de chouchou de l’establishment.

On se dirige, donc, vers “une course à trois”, comme l’a dit Marco Rubio, dans son discours, samedi.

Restent d’autres obstacles, sur la voie de l’investiture, pour Donald Trump, notamment, logistiques.

«Saura-t-il gérer sa campagne, dans plus d’un Etat, à la fois ?», se demandent certains analystes. Le 1er mars 2016, onze Etats voteront, à travers tout le pays; or, l’équipe Trump compte moins de professionnels des campagnes que ses rivaux.

Et il y a le scénario où Donald Trump, Marco Rubio et Ted Cruz resteraient en course, jusqu’à la Convention de juillet, aucun n’ayant réussi à obtenir la majorité absolue des délégués, soit 1.237 sur 2.472.

Dans ce cas, après un premier tour, les délégués seraient libérés de leur engagement initial et pourraient voter pour le candidat de leur choix, dans un second tour.

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