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Utopique ou faisable ? Marine Le Pen veut remplacer l’euro, monnaie unique, par une monnaie commune de type ECU

Utopique ou faisable ? Marine Le Pen veut remplacer l’euro, monnaie unique, par une monnaie commune de type ECU

Utopique ou faisable ? Marine Le Pen veut remplacer l’euro, monnaie unique, par une monnaie commune de type ECU
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Après un an de diète médiatique et de préparation, Marine Le Pen est bel et bien en campagne. Reprenant les thèmes portés par le Front national, la candidate frontiste commence à donner des détails sur la façon concrète de sortir de l'euro.

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Utopique ou faisable ? Marine Le Pen veut remplacer l'euro, monnaie unique, par une monnaie commune de type ECU

Après un an de diète médiatique et de préparation, Marine Le Pen est bel et bien en campagne. Reprenant les thèmes portés par le Front national, la candidate frontiste commence à donner des détails sur la façon concrète de sortir de l’euro.

Marine Le Pen a réaffirmé son intention de proposer aux Français de sortir de la monnaie unique, et de la remplacer, d’une part, par une monnaie nationale, à l’instar du franc, et d’autre part une monnaie commune, comme l’était l’ECU (European Currency Unit) créée en 1979 avant la transition vers la monnaie unique, de 1995 à 2002.

«L’ECU a longtemps existé à côté d’une monnaie nationale», a-t-elle indiqué à Reuters en marge de ses vœux à la presse, se disant favorable au retour du «Serpent monétaire européen», (SME), qui permettait d’encadrer les fluctuations des devises nationales européennes à partir des années 1970.

Selon l’économiste du Front national, Jean-Richard Stulzer, un nouveau SME permettrait de lisser les variations des taux de change, lesquels «seraient fixés mais ajustables», notamment afin de pouvoir réaliser des dévaluations compétitives de nature à relancer les exportations.

Pour Florian Philippot, un tel dispositif pourrait permettre de mettre en place une période de transition lors d’une sortie éventuelle de l’euro : «Une monnaie de type ECU n’est pas une monnaie que vous avez dans la poche, c’est une unité de compte entre pays.»

Euro et BCE, obstacles à la souveraineté économique pour le FN

La candidate à l’élection présidentielle avait déjà rappelé cette proposition majeure du Front national sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin pour sa grande rentrée médiatique le 3 janvier 2016.

Marine Le Pen reproche à la Banque centrale européenne (BCE), présentée comme «indépendante» (de tout contrôle politique et démocratique), d’être en réalité soumise au lobbying des grandes banques, auxquelles la BCE fourni des liquidités et rachète des créances «douteuses» et de l’Allemagne, et de décider de la politique monétaire pour l’ensemble de la zone euro, alors que les pays ont des économies très différentes.

La candidate à l’élection présidentielle a par ailleurs indiqué son intention, si elle était élue en 2017, de convertir la dette française dans la nouvelle monnaie nationale, ce afin d’en piloter les taux directeurs et le rendement pour les investisseurs et les banques des titres de dette souveraine qu’ils détiendraient.  RT FRANCE

1 CommentaireSur cette publication

  1. Julie PEREA

    Marine Le Pen et ses acolytes font une proposition sur un principe juridique qui existe déjà ! Selon le principe de la LEX MONETAEE, un contrat de droit national doit être réglé dans la monnaie ayant court dans le pays concerné au taux de conversion prévu par la loi. De ce côté si, rien de nouveau donc.
    MLP propose aussi de revenir à une banque centrale nationale pour ne plus avoir à faire à la BCE à laquelle elle reproche d’être soumise au lobbying des grandes banques. MLP utiliserait cette banque centrale nationale pour émettre la monnaie pour 45% payer la dette, 45% rembourser les intérêts de la dette et 10% financer l’économie réelle. En quoi sa proposition est-elle différence de la diarrhée monétaire de la BCE pour renflouer des banques en faillite ? Son “monsieur économie” a visiblement de sérieuses lacunes sur le vrai rôle d’une banque centrale nationale. Le fondateur de la première banque centrale au monde, aux Etats-Unis en 1776, Alexander Hamilton, souhaitait que la création monétaire soit exclusivement orientée vers la construction d’infrastructures (routes, chemins de fer etc…) utile au développement économique et au progrès social pour s’émanciper d’un empire colonial et financier (Britannique déjà !) castrateur.
    Seuls Jacques Cheminade, en France et ses amis politiques dans le monde, comprennent-ils donc la véritable utilité d’une banque centrale et d’une séparation bancaire pour se libérer de l’occupation financière ?
    Si çà continue, MLP e& Co diront qu’ils ont inspiré les nouvelles routes de la soie chinoises et les accords gagnant-gagnant des BRICS !!

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