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En violation des arrêtés de la Ville province de Kinshasa : Des Chinois vendent les beignets, les routes abandonnées

En violation des arrêtés de la Ville province de Kinshasa : Des Chinois vendent les beignets, les routes abandonnées

Malgré une politique gouvernementale centrée sur la réfection et construction des infrastructures de base notamment des routes, à la capitale de la République démocratique du Congo, le bon état des routes relève toujours de l’exception. La réalité en image.

Une fois au boulevard du 30-Juin, au boulevard Lumumba, à la route des Poids-lourds.., on peut s’estimer heureux de vivre réellement l’ère de la Révolution de la modernité. Mais, l’on déchante vite lorsqu’on est plus sur ces avenues.

La plupart des routes à Kinshasa sont dans un état d’abandon. Même celles qui ont subi l’effet chinois de la «Révolution de la Modernité» se dégradent peu à peu sans entretien. A la Gombe, centre-ville, l’avenue du Commerce est celle qui offre un spectacle incroyable. Cette avenue, pourtant de grande importance commerciale et économique, reste depuis des années, dans tat lamentable. A la moindre pluie, même des grosses cylindrées ne s’y hasardent pas. Encore moins des milliers de personnes qui fréquentent le Marché central. L’avenue Colonel Ebeya, dans son tronçon compris entre avenue Kasaï et Luambo Makiadi, n’a rien à envier à un étang. Les plus malheureux dans ce désastre sont les responsables des hôtels de luxe situés dans ce coin de la capitale qui ne comptent plus la baisse de leur clientèle.

Quand Gombe offre un visage désolant, que dire d’autres communes ? : un désastre. La Révolution de la modernité reste un slogan dans des communes comme Maluku, Kimbanseke, N’Djili, Matete, Lemba, Ngaba, Makala, Kalamu, Ngiri-Ngiri. Des grands axes, comme Kimwenza, Université, Flambeau, sont en abandon.

Cette situation rend la circulation difficile. Ce délabrement des routes est sans doute l’une des causes principales des embouteillages et accidents de circulation. « Où sont passés les Chinois », se demande un Kinois. Une interrogation que beaucoup soulèvent dans la ville. Et un autre, dans un ton d’humour, de trouver une réponse : « Ils sont dans des marchés et quartiers en train de vendre des beignets à la place des Kinoises et Kinois ! ». Congo Nouveau

 

Rajout de Roger BONGOS

 

Pourtant, selon maître Lelo Di Makungu, avocat près la Cour d’appel de Kisangani, “les expatriés sont considérés comme des grands investisseurs. Ils sont appelés à exercer le commerce général, donc l’exportation et importation, pas la vente au détail comme ils la font actuellement”.

L’ordonnance loi N° 79-021 du 2 août 1979 complétée par l’arrêté interdépartemental N°0029/80 du 7 avril 1980 en son article 5, réserve l’exer- cice du petit commerce aux seuls nationaux. Et tout Congolais doit avoir une patente.

Mais, sur le terrain, les expatriés font tout : importent, exportent, vendent en gros (par sac, ballot, carton ou caisse), en demi-gros et au détail. Par commerce de détail, on entend la vente de toute denrée effectuée, après déballage, article par article, ou par exemple au poids.

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