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Zimbabwe: ultimatum d’une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d’indigénisation

Zimbabwe: ultimatum d’une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d’indigénisation

Zimbabwe: ultimatum d’une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d’indigénisation
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Le ministre de la Justice et de l'Indigénisation, Patrick Zhuwao (photo), a en effet annoncé le 22 mars, que Harare a donné jusqu'au 1er avril aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d’indigénisation sous peine de perdre leurs licences. «La loi est la loi, elle doit être respectée», a déclaré ce neveu du président Robert Mugabe lors d'une conférence de presse.

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Zimbabwe: ultimatum d'une semaine aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d'indigénisation

Alors que les bailleurs de fonds le pressaient d’assouplir ses lois d’indigénisation exigeant que la majorité des parts des entreprises étrangères soient détenues par des Zimbabwéens noirs, le gouvernement zimbabwéen vient de durcir sa politique de redistribution des richesses.

Le ministre de la Justice et de l’Indigénisation, Patrick Zhuwao (photo), a en effet annoncé le 22 mars, que Harare a donné jusqu’au 1er avril aux entreprises étrangères pour se conformer aux lois d’indigénisation sous peine de perdre leurs licences. «La loi est la loi, elle doit être respectée», a déclaré ce neveu du président Robert Mugabe lors d’une conférence de presse.

«Mardi 22 mars, le gouvernement a unanimement adopté une résolution stipulant qu’à compter du 1er avril 2016, les ministères concernés doivent ordonner aux autorités chargées de gérer les licences, de les annuler pour les entreprises qui ne respectent pas la loi», a-t-il expliqué, indiquant que «des entreprises continuent d’ignorer les lois d’indigénisation».

Votées en 2007 et promulguées en 2008,  les lois d’indigénisation sont considérées par le président Mugabe comme étant le meilleur moyen de corriger les inégalités héritées de l’époque coloniale.

Patrick  Zhuwao a, d’autre part, minimisé l’impact négatif des lois d’indigénisation sur les investisseurs étrangers dans ce pays riche en ressources minière. «Nous sommes dans une économie qui est dirigée par le marché. Si un vide est créé, d’autres s’y engouffreront», a-t-il lancé.

Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà exhorté le Zimbabwe de réviser sa politique d’indigénisation, alors que l’économie zimbabwéenne peine à se relever d’une grave crise consécutive à une réforme agraire marquée par l’expropriation des fermiers blancs et à l’adoption des lois d’indigénisation. ECOFIN

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